Menu

Urgence aux urgences ?

article mis à jour le 25/03/2020

Pour les urgences, c’est déjà trop tard.

Ce qui était dénoncé depuis des années par les personnels de santé, les syndicats, les patients, méprisés par les gouvernements successif explose avec le Coronavirus.

On fait appel encore à la bonne volonté et à l’héroïsme du personnel de santé qui dénonçait depuis des années l’abandon de l’Etat. Ils ont été méprisés lors des grèves, matraqués et gazés dans les manifestations par la police et la gendarmerie, alors que maintenant le président Macron les implore de se sacrifier, sans la moindre promesse et sans même leur avoir fourni suffisamment de masques et assez tôt ni leur donner les moyens techniques nécessaire pour faire face à la vague pourtant annoncée.

En 10 ans, ce sont 7 milliards d’euros d’économie qui ont été imposés aux hôpitaux publics. Et ces économies de gestionnaires vont coûter très cher en vies humaines (et probablement aussi en euros...).

Depuis 2013, 17.500 lits d’hospitalisation complète ont été fermés, soit une baisse de 4,2 % en cinq ans » ( Drees)

Au 25 mars 2020, la France dispose de 5 000 lits de réanimation équipés de ces respirateurs recensés à ce jour, et les 7 000 lits de soins intensifs dotés d’appareils plus légers, qui risquent de se révéler insuffisants mais, aussi incroyable que ça puisse paraitre, il n’y a pas, à ce jour, d’inventaire officiel de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), dépendant du ministère de la santé. Le gros problème étant la répartition sur le territoire avec ses besoin différents.

Selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée le 14 février 2020, près de 1,3 millions de Français supplémentaires ,entre 2015 et 2018, sont désormais dans ce qu’on appelle un "désert médical".
La macronie a accentuée cette politique d’intensification de regroupement des établissements hospitaliers. Avant de partir à la conquête de la mairie de Paris suite à la branlette filmée de Griveaux, la ministre Agnès Buzyn avait fait face à une mobilisation du personnels des hôpitaux d’une ampleur exceptionnelle. Avant de partir, la lutte a permis d’arracher une augmentation du budget de 2,4%, là où il fallait au moins 5% pour seulement compenser les plans d’économies imposés ces dernières années.

Agnès Buzin est partie en affirmant qu’elle avait "vécu l’une de ses plus belles aventure humaine". Voici quelques films pour vivre cette belle aventure humaine qui va beaucoup manquer à l’ex-ministre mais que vivent de plus en plus de Français hospitalisés.

Les films du cycle