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Un point sur la situation de Julian Assange

Stella (Moris) Assange, l’épouse de Julian, nous a fait l’honneur d’un échange avec le public à la 7ème Rencontre annuelle des lanceurs d’alerte à La plaine-Saint-Denis. Un an après la première projection d’Hacking Justice dans la même salle. L’intervention de Stella Assange fut à la fois un moment très émouvant mais aussi très stimulant. Quand on constate le courage extraordinaire de cette famille face à la puissance d’un adversaire qui n’est autre que les États-Unis d’Amérique et ses valets, on prend une grande leçon d’humilité. Stella nous a rappelé la situation et son énergie stimulante nous a laissé entrevoir, malgré tout, une lueur d’espoir… Si le mouvement de solidarité continue à s’amplifier comme il l’a démontré le 8 octobre, lors de la chaîne humaine à Londres autour de Westminster.
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Résumé de la situation :

- Julian Assange peut être extradé à tout moment aux États-Unis où on lui promet jusqu’à 175 ans d’emprisonnement alors qu’il est enfermé dans une prison de haute sécurité à Londres après sept années coincé dans une ambassade, douze ans de privation de liberté au total, sans aucune autre raison que l’acharnement des États-Unis qui n’ont pas apprécié les révélations (non démenties) de WikiLeaks relatifs aux crimes de guerres qu’ils ont commis en Irak et en Afghanistan ;

- il a été prouvé que sous le mandat de Trump, le directeur de la CIA, Mike Pompeo, a planifié l’assassinat d’Assange alors qu’il était réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres ;

- dès son élection, le président Biden a repris le flambeau laissé par la bande à Trump pour avoir la peau d’Assange ;

- la liberté de la presse serait anéantie par le précédent que constituerait cette extradition du journaliste le plus primé du XXIe siècle, car plus aucun journaliste dans le monde ne serait désormais à l’abri d’être persécuté ouvertement s’il donne une information contraire à la volonté de Washington, il s’agit de la plus importante atteinte à la liberté d’informer dans le camp occidental de l’histoire contemporaine ;

- les avocats d’Assange ont déposé un appel auprès de la Haute Cour du Royaume-Uni contre son extradition signée par l’ex-ministre de l’Intérieur Priti Patel en juin ;

- l’espoir de sauver Assange perdure, à condition que le mouvement de solidarité continue à grandir comme on l’a vu lors de la chaîne humaine qui a encerclé Westminster à Londres le 8 octobre dernier : près de 5000 personnes, une démonstration physique incontestable… sauf aux yeux des colporteurs de fake news de l’AFP et de Reuters quand il s’agit d’Assange. Ces derniers crachent ainsi sur la mémoire de leurs collègues… car on se souvient que l’affaire Assange a vraiment démarré lorsque WikiLeaks a publié les révélations de Manning à propos du meurtre de deux journalistes de l’agence Reuters en Irak par l’US Army (cf la vidéo Collateral murder, raid du 12 juillet 2007).

ÇA BOUGE !

22 novembre 2022. Le président colombien, Gustavo Petro, se déclare en faveur de la libération d’Assange. Sur Twitter, il revendique « soutenir la lutte mondiale pour la liberté du journaliste Julian Assange ».

28 novembre 2022. Parution d’une tribune en soutien signée par les directions de la rédaction de : The New York Times, The Guardian, Le Monde, Der Spiegel, El Pais à l’occasion des 12 ans de la publication du Cablegate. 
Il reste cependant quelques contre-vérités à "débunker" (lire l’article ici)

29 novembre 2022. John Young, le fondateur du site Cryptome, annonce avoir demandé au ministère états-unien de la Justice de l’inculper également car il a publié les câbles diplomatiques US dans leur version non expurgée avant WikiLeaks (lire article ici) ;

30 novembre 2022. Le premier ministre australien, Anthony Albanese, a annoncé devant le Parlement qu’il avait personnellement demandé aux responsables américains de mettre fin aux poursuites judiciaires contre Assange, ressortissant australien. « Il y a quelque temps, j’ai fait valoir mon point de vue selon lequel trop, c’est trop. Il est temps que cette affaire soit menée à son terme », a-t’il affirmé.

2 décembre 2022. Assange saisit la Cour européenne des droits de l’homme pour contester son extradition vers les Etats-Unis.

4 décembre 2022. Sur Twitter, Elon Musk a lancé un sondage :"Assange et Snowden devraient-ils être graciés ?". 80% des 3 316014 votants se sont prononcés pour.

6 décembre 2022. Daniel Ellsberg, le lanceur d’alerte des "Pentagon papers" (les documents secret-défense du Département de la Défense US révélant les dessous de la guerre du Vietnam de 1955 à 1971) demande aux États-Unis de l’inculper arguant du fait qu’il est lui aussi en possession de matériel classifié sans autorisation, tout comme Assange.

- La chronologie détaillée de la vie de Julian Assange, dont "l’affaire" qui le maintient à l’enfermement depuis 2010 est regroupée dans le livre-films Hacking Justice.

Communiqué : Succès de la mobilisation pour Assange du 8 octobre

Le 8 octobre était une journée de mobilisation pour Julian Assange. Plus de vingt rassemblements ont eu lieu à travers le monde pour demander la libération du fondateur de WikiLeaks. Le principal s’est déroulé à Londres : pour la première fois de l’histoire, une chaîne humaine a entouré le Parlement britannique. Au moins 5 000 personnes étaient présentes, contrairement à ce que rapportent les dépêches des agences de presse Reuters (« des centaines de manifestants ») et AFP (« un millier de personnes »). Il est d’ailleurs physiquement impossible de réaliser une chaîne humaine de deux kilomètres en étant aussi peu nombreux, à moins qu’elle ne soit composée que de joueurs de basket...

À Paris, 250 personnes se sont réunies à l’appel du Comité de soutien Assange et des trente-sept organisations et médias signataires de « L’Appel de Paris pour Julian Assange ». Le rassemblement se tenait à côté de la réplique de la statue de la Liberté qui se trouve sur l’île aux Cygnes, dans le 15e arrondissement. À noter que plusieurs dizaines de Français avaient fait le déplacement à Londres, ce qui a mécaniquement fait baisser l’affluence de l’événement parisien.

Parmi les personnes qui ont pris la parole : les députées LFI-Nupes Pascale Martin et Karen Erodi, la journaliste Anne-Cécile Robert, présidente de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), le secrétaire général du SNJ-CGT Emmanuel Vire, le réalisateur Laurent Bouhnik (coordinateur de la pétition « Liberté pour Julian Assange »signée par 350 personnalités du monde de la culture), la journaliste Karen Sharpe (auteur du livreJulian Assange parle), la présidente de CAPJPO-Europalestine Olivia Zémor, le président d’Alertes.me Philippe Candelon.

Kim Bouhnik a fait une lecture de la « Lettre à Julian Assange » que Suzanne Seba Caldas, une lycéenne de 16 ans qui vit en Guyane française, a rédigée pour un spectacle sur la désobéissance au Théâtre de l’Entonnoir à Kourou. Une allocution du groupe Facebook « Assange, l’ultime combat » a également été lue.

Pour faire écho à la chaîne humaine autour de Westminster qui avait lieu au même moment, les participants ont terminé le rassemblement en se joignant les mains autour de la statue de la liberté.

Nous étions plus nombreux que lors du rassemblement du 3 juillet sur la place de la République (à l’occasion du 51e anniversaire de Julian Assange) mais il nous faudra mobiliser davantage lors des prochains rendez-vous.

Par exemple, lors de la 7e Rencontre annuelle des lanceurs d’alerte qui aura lieu du 11 au 13 novembre à La Plaine Saint-Denis. Le samedi 12, Stella Assange sera présente pour une discussion après la projection de Conversation avec Julian Assange (informations ici).

Nous profiterons de cet événement pour organiser un rassemblement de soutien. L’horaire et le lieu seront communiqués prochainement.

Comité de soutien Assange, 15 octobre 2022

COMMUNIQUÉ DU COMITÉ DE SOUTIEN ASSANGE APPELANT À SE RASSEMBLER LE 8 OCTOBRE 2022

Comme ailleurs dans le monde, rassemblons-nous à Paris
le samedi 8 octobre pour la libération de Julian Assange
(communiqué)

« Nous ne pouvons lutter contre les injustices
qu’à partir du moment où elles sont révélées ».

– Julian Assange

Douze ans de persécution, douze ans de lawfare (instrumentalisation politique de la justice), douze ans de privation de liberté... Depuis 2010, le journaliste australien Julian Assange subit la vengeance de Washington. Qu’a-t-il fait ? WikiLeaks, l’entreprise de presse qu’il a fondée en 2006, a publié des documents accablants sur les États-Unis obtenus grâce à la lanceuse d’alerte issue de l’US Army Chelsea Manning : crimes de guerre en Irak et en Afghanistan, atteintes graves aux droits humains à Guantánamo, turpitudes de la diplomatie états-unienne, etc.

Ainsi, c’est pour avoir rempli sa mission de journaliste et révélé des informations d’intérêt public que Julian Assange est pourchassé, torturé, calomnié. Cela fait trois et demi qu’il croupit dans la prison de haute sécurité de Belmarsh au Royaume-Uni, avec une santé déclinante, attendant de savoir s’il sera livré par Londres aux États-Unis, où il risque jusqu’à 175 années de prison pour « espionnage ». Les voies juridiques pour éviter l’extradition s’amenuisent...

En plus de l’immense injustice faite à un homme et à ses proches, la persécution de Julian Assange est aussi une tentative de criminalisation du journalisme d’investigation. C’est le droit d’informer et d’être informé qui est attaqué. Il s’agit d’une volonté d’intimider à la fois la presse – en particulier les journalistes qui seraient tentés de s’inspirer du travail de WikiLeaks – et les lanceurs d’alerte potentiels. Si un journaliste australien qui a publié en Europe est traduit devant un tribunal états-unien et jugé en vertu des lois de ce pays, qui osera rendre publiques des informations qui pourraient déplaire au gouvernement US ? Seule une large mobilisation peut enrayer cet engrenage funeste.

En ce qui concerne la France, pays avec lequel Julian Assange a de nombreux liens, elle peut et doit lui offrir l’asile politique, comme l’a fait le Mexique par la voix du président Andrés Manuel López Obrador.

Le 8 octobre, une chaîne humaine entourera le Parlement britannique pour demander la libération de Julian Assange. Plus de 3 500 personnes se sont déjà inscrites pour y participer. Parallèlement à cette grande action, de nombreux rassemblements auront lieu dans le monde. En France, le Comité de soutien Assange et les trente-sept organisations et médias signataires de « L’Appel de Paris pour Julian Assange » proposent de se réunir à 14 h à côté de la réplique de la statue de la Liberté – suivez notre regard... – qui se trouve sur l’île aux Cygnes, sous le pont de Grenelle, dans le 15e arrondissement (détails ci-dessous). Des journalistes, des responsables syndicaux et associatifs, des élus prendront la parole.

Pour la liberté de la presse. Pour les droits humains. Pour les idéaux démocratiques. Pour la justice et la vérité. Julian Assange doit être libéré, protégé et indemnisé.

Paris, le 1er octobre 2022

Signataires : Acrimed ; Alertes.me ; Altermidi ; Alternatiba Montpellier ; Anticor ; ANV-COP21 Montpellier ; Assange, l’ultime combat ; Association nationale des communistes (ANC) ; Attac France ; Au poste ; Blast, le souffle de l’info ; Le Canard réfractaire ; CAPJPO-EuroPalestine ; Comité de soutien Assange ; Compagnie Erinna ; Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics ; Delphi Initiative for the Defense of Democracy ; Demain Le Grand Soir ; Élucid média ; Fédération internationale des journalistes (FIJ) ; Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ; Le Grand Soir ; Halte au contrôle numérique ; Institut homme total (IHT) ; Là-bas si j’y suis ; Librairie Résistances ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Maison des lanceurs d’alerte ; Les Mutins de Pangée ; Pourlecinema.com ; Rencontre annuelle des lanceurs d’alerte ; Robin des lois ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) ; Terre et Liberté pour Arauco ; Toute la France avec Assange – Unity4JFrance ; Vegan Corporation ; Le Vent Se Lève ; Alternatiba Montpellier ; ANV-COP21 ; Compagnie Erinna.

Précisions sur le lieu du rassemblement :
pour rejoindre la réplique de la statue de la Liberté, il faut se rendre à l’extrémité de l’île aux Cygnes située sous le pont de Grenelle dans le 15e arrondissement. On peut y accéder en métro, par les lignes 10 (Charles Michels) et 6 (Bir-Hakeim), ou avec le RER C (Avenue du Président Kennedy-Maison de Radio France).

APPEL DE PARIS POUR JULIAN ASSANGE (18 Juillet 2022

Julian Assange est un journaliste australien en prison. En prison pour avoir rempli sa mission de journaliste.

Julian Assange a fondé WikiLeaks en 2006 pour permettre à des lanceurs d’alerte de faire fuiter des documents d’intérêt public. C’est ainsi qu’en 2010, grâce à la lanceuse d’alerte Chelsea Manning, WikiLeaks a fait œuvre de journalisme, notamment en fournissant des preuves de crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Les médias du monde entier ont utilisé ces informations. Certains se sont même associés à WikiLeaks.

Les journalistes français et leurs hiérarchies sont ici interpellés puisque trop de grands médias font preuve d’un silence suspect face au sort de Julian Assange.

Celui-ci est persécuté par les États-Unis depuis douze ans, avec l’aide de leur allié britannique. Poursuivi, harcelé, sali dans son honneur, il a déjà été privé de liberté pendant plus de onze ans au Royaume-Uni (une année en résidence surveillée avec un bracelet électronique, sept ans réfugié politique dans les locaux exigus de l’ambassade d’Équateur à Londres et depuis trois ans dans la prison de haute sécurité de Belmarsh).

Julian Assange risque d’être extradé vers les États-Unis qui le poursuivent pour « espionnage ». Là-bas, il encourt jusqu’à 175 ans de prison !

Depuis des années, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) avec ses 190 affiliées représentant quelques 600 000 adhérents des médias dans 150 pays et les syndicats nationaux ont plaidé sa cause sans relâche.

Depuis des années, des collectifs, des organisations, des médias, des personnalités alertent sur la persécution dont est victime Julian Assange et demandent sa libération.

Plusieurs appels ont été lancés. Récemment, l’Appel de Genève* a réuni journalistes, rédacteurs en chef et directeurs, éditeurs et médias (Club suisse de la presse, 22 juin 2022).

Le 3 juillet, à la suite d’un rassemblement place de la République à Paris soutenu par une vingtaine d’organisations et de médias – à l’occasion du 51e anniversaire de Julian Assange –, un comité de soutien français est créé et un nouvel appel est lancé.

Cet Appel de Paris demande :

- que Julian Assange soit libéré, protégé, réhabilité, rendu dans tous ses droits personnels et professionnels et indemnisé ;
- que le gouvernement français lui accorde l’asile politique.

Julian Assange est nommé** en 2022 pour le prix des droits de l’Homme Václav Havel du Conseil de l’Europe qui, chaque année, récompense une personne, organisation non gouvernementale ou institution œuvrant à la défense des droits de l’Homme. C’est déjà une reconnaissance essentielle pour ce prisonnier politique victime de la raison d’État de Washington.

S’il était extradé vers les États-Unis, quelle personne au monde (journaliste, lanceur d’alerte, etc.) oserait encore informer sur des dossiers gênants pour l’administration américaine ?

JULIAN ASSANGE DOIT ÊTRE LIBÉRÉ.
LA FRANCE DOIT LUI ACCORDER L’ASILE.

Paris, le 18 juillet 2022

Signataires : Acrimed ; Alertes.me ; Anticor ; Assange, l’ultime combat ; Attac France ; Au poste ; Blast, le souffle de l’info ; Le Canard réfractaire ; Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics ; Élucid média ; Fédération internationale des journalistes (FIJ) ; Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ; Le Grand Soir ; Là-bas si j’y suis ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Maison des lanceurs d’alerte ; Les Mutins de Pangée ; Rencontres annuelles des lanceurs d’alerte ; Robin des lois ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) ; Terre et Liberté pour Arauco ; Toute la France avec Assange – Unity4JFrance.

* pressclub.ch
** Les six parrains et marraines sont : Mme Mairead Corrigan Maguire, prix Nobel de la paix ; M. Thorbjørn Jagland, ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe ; M. Luiz Inácio Lula da Silva, ancien président de la République du Brésil (2003-2010) ; Mme Dominique Pradalié, présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ; M. Noam Chomsky, professeur émérite de linguistique ; et M. Jeremy Corbyn, député britannique.

Pour contacter le comité de soutien et/ou rejoindre l’appel, écrire à : comitesoutienassange@protonmail.com.

Les signataires qui ont rejoints l’appel de Paris sont mis à jour dans le PDF ci-joint

Communiqué Suite au rassemblement du 3 juillet, un comité de soutien français à Julian Assange se constitue

Le 17 juin dernier, Londres a approuvé l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 années de prison pour « espionnage » (en fait, pour journalisme). Les avocats du fondateur de WikiLeaks ont fait appel de cette décision mais les recours se raréfient et le journaliste australien a déjà été privé de liberté pendant onze ans.
À l’appel d’une vingtaine d’organisations et de médias, entre 150 et 200 personnes se sont réunies dimanche 3 juillet – le jour de son 51e anniversaire – sur la place de la République à Paris pour demander sa libération et l’obtention de l’asile politique en France (voir le reportage de Blast).
Celles et ceux qui ont participé aux rassemblements antérieurs en soutien à Julian Assange savent qu’une telle affluence, certes encore modeste, témoigne d’un intérêt croissant pour cette cause urgente pour le principal concerné et sa famille, essentielle pour la liberté d’informer.
Lors des prises de parole, on a pu entendre :
• Arnaud Le Gall (député LFI du Val-d’Oise),
• Raphaëlle Primet (conseillère PCF de Paris),
• Dominique Pradalié (présidente de la FIJ),
• Emmanuel Vire (secrétaire général du SNJ-CGT),
• Olivier Da Lage (membre du bureau national du SNJ),
• Maryse Artiguelong (vice-présidente de la LDH),
• Éric Alt (vice-président d’Anticor),
• Bastien Charbouillot (membre du CA de la Maison des lanceurs d’alerte),
• François Korber (délégué général de Robin des lois),
• Viktor Dedaj (administrateur du site Le Grand Soir),
• Laurent Dauré (journaliste indépendant).
Suite à ce rassemblement encourageant, un comité de soutien français va se constituer. Il se proposera d’informer sur l’évolution de l’affaire et coordonner les futures actions.
Paris, le 4 juillet 2022
Comité de soutien Assange
comitesoutienassange@protonmail.com

Communiqué – Rassemblement pour Julian Assange le dimanche 3 juillet à 15 h, place de la République à Paris

Pour la quatrième année de suite, Julian Assange passera son anniversaire dans la prison de haute sécurité de Belmarsh au Royaume-Uni, connue pour être l’équivalent britannique de Guantánamo.

Après une année en résidence surveillée puis sept dans les locaux exigus de l’ambassade d’Équateur à Londres, cela fait donc plus de onze ans de privation de liberté. La persécution du fondateur de WikiLeaks, menée par Washington, a commencé en 2010 pour des activités de journalisme. En effet, c’est pour avoir révélé des crimes de guerre en Irak et en Afghanistan, mais aussi les turpitudes de la diplomatie états-unienne, qu’un journaliste est pourchassé, torturé, calomnié.

Alors que le Royaume-Uni vient d’approuver (le 17 juin) l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 années de prison pour « espionnage », il est plus urgent que jamais de se mobiliser pour demander sa libération. Les recours s’épuisent... La France, pays avec lequel le journaliste australien a de nombreux liens, peut et doit lui accorder l’asile politique.

Le mouvement de solidarité s’amplifie mais nous sommes encore loin du compte pour que les gouvernements entendent raison. C’est pourquoi, à l’occasion des 51 ans de Julian Assange, nous appelons à un rassemblement le dimanche 3 juillet à 15 h place de la République à Paris. Des journalistes, des responsables syndicaux et associatifs, des élus prendront la parole.

Pour la liberté de la presse. Pour les droits humains. Pour les idéaux démocratiques. Pour la justice et la vérité. Julian Assange doit être libéré, protégé et indemnisé.

Paris, le 1er juillet 2022

Signataires : Acrimed ; Anticor ; Assange, l’ultime combat ; Attac France ; Au poste ; Blast, le souffle de l’info ; Le Canard réfractaire ; Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics ; Élucid ; Fédération internationale des journalistes (FIJ) ; Le Grand Soir ; Là-bas si j’y suis ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Maison des lanceurs d’alerte ; Les Mutins de Pangée ; Rencontres annuelles des lanceurs d’alerte ; Robin des lois ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) ; Terre et Liberté pour Arauco ; Toute la France avec Assange – Unity4JFrance.

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