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Les gardes chiourmes de Julian Assange

Julian Assange a été arrêté au sein de l’ambassade d’Equateur à Londres le 11 avril 2019, suite à la trahison du nouveau président équatorien Lénin Moreno, après son allégeance aux Etats-Unis de Trump. Dans cet extrait de Hacking Justice de Clara Lopez Rubio et Juan Pancorbo, l’image de Theresa May devant la chambre britannique en dit long.

On a appris ensuite qu’Assange et ses avocats, ses visiteurs et ses défenseurs ont aussi été espionnés dans l’Ambassade pour le compte des Etats-Unis. Il est désormais confirmé que la CIA avait aussi envisagé de l’assassiner ou de le kidnapper, avant de finalement obtenir son enlèvement par la police britannique au sein même de l’ambassade, le 11 avril 2019. À cette occasion, les documents et disques durs concernant sa stratégie de défense ont été volés.

Julian Assange a ensuite purgé la lourde peine de 50 semaines dans de la prison de haute sécurité de Belmarsh pour n’avoir pas respecté les conditions de son contrôle judiciaire dans l’affaire suédoise (avec le bris de son bracelet électronique quand il s’est réfugié à l’ambassade)… Une fois purgée sa peine, il a été maintenu en détention à Belmarsh à la demande des Etats-Unis qui veulent juger le journaliste australien sur la base de chefs d’inculpations essentiellement fondés sur L’Espionage Act, qui est une loi interne aux Etat-Unis, inventée en 1917 pour enfermer les opposants à l’entrée en guerre.

En janvier 2021, la juge Vanessa Baltaiser rejetait (temporairement donc) la demande d’extradition des États-Unis au vu de l’état de santé de Julian Assange et du risque de suicide, tout en validant les arguments de fond des États-Unis qui assimilent le journalisme à de l’espionnage.

Le 10 décembre 2021, suite à l’appel des Etats-Unis, la justice britannique est revenue sur ce jugement, ouvrant à nouveau la possibilité d’extrader le journaliste Julian Assange pour qu’il soit jugé pour espionnage aux Etats-Unis, où il risque 175 ans de prison.

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