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Les Contrebandières

Brigitte, déçue par la ville, gagne la frontière pour se lancer dans la contrebande avec Johnny. Ce dernier a débauché une autre passeuse, Francesca, qu’il a arrachée des griffes du gouvernement fasciste qui sévit de l’autre côté de la frontière. Comme Johnny partage également la couche des deux femmes, lorsque le pot aux roses est découvert, celles-ci se lancent une compétition sans merci qui les mènera dans une courte poursuite mortelle dans le désert, le trio se trouvant pris en chasse et par les douaniers et par le syndicat des contrebandiers dont ils ont transgressé les règles.

Disponible en VOD et téléchargement

Luc Moullet

Né en 1937 et cinéphile dès son plus jeune âge, Luc Moullet entre aux Cahiers du cinéma à dix-huit ans aux côtés de Truffaut, Rivette, Godard, Chabrol et Rohmer. Il est l’auteur d’une Politique des acteurs et d’essais sur Buñuel, Lang et King Vidor. Il réalise ses premiers films en 1960.
A partir de 1966, il devient acteur en même temps que producteur (de ses propres films mais aussi d’Eustache ou de Duras). A ce jour il a signé trente-huit films de tous formats, du court au long métrage, et de tous genres (comédie, aventure, western, film érotique, journal intime, road-movie,documentaire, policier...). Tous sont reliés par un fil d’or et d’Ariane, tendu de bout en bout : le comique.
Il est présenté comme le seul cinéaste burlesque de la Nouvelle Vague, il lui suffit de poser son regard sur l’humanité et la société qui l’entourent pour en révéler les travers.

Le film par DVDClassik

"Cette économie et cette volonté de bousculer les habitudes du spectateur, on les retrouve dès les premières minutes du film par la manière dont Luc Moullet installe son trio de personnages. Brigitte (Françoise Vatel), qui semble surgir de Brigitte et Brigitte, tombe sur Johnny (Johnny Monteilhet) qui l’agresse avant qu’ils n’échangent un fougueux baiser. Quelques plans plus loin Francesca (Monique Thiriet), poursuivie par les forces de police (une petite 4L), est sauvée par Johnny avec qui elle s’enfuit... Un autre fougueux baiser venant clore la séquence.

Après la naissance éclair de cette double idylle, la passion retombe aussi sec et Brigitte qui rêvait de passion, de liberté et d’ailleurs se retrouve rapidement cantonnée par Johnny aux tâches ménagères. Indépendante et bien au courant des discours féministes, elle envoie tout valdinguer (vaisselle, frigo et vêtements) pour vivre l’aventure avec un grand A. Comme elle n’est pas au bord de l’eau mais perdue au milieu des roubines, elle ne sera pas pirate mais contrebandière ! Francesca, quant à elle, voit dans la contrebande une action politique : elle décide d’œuvrer seulement de la France vers son pays d’origine afin que l’État perçoive moins de taxes et ait donc moins de ressources pour financer la guerre. « Sur 34 millions de taxes, 22 passent à la guerre... la contrebande est le meilleur moyen de lutter pour la paix ! »... logique imparable !

Mais les théories féministes ou pacifistes de Brigitte et Francesca ne tiennent pas longtemps la route et l’on comprend vite que ce qui les motive c’est simplement l’aventure, la sensation de liberté... mais aussi et surtout conquérir le cœur de Johnny qui lui se verrait bien choyer par les deux belles. Derrière les beaux discours, il y a en fait deux midinettes. Francesca guette ainsi les conducteurs sur les lacets de montagne, s’extasiant sur la façon de rétrograder d’untel, tombant en pâmoison devant la manière dont un autre prend un virage (Les Naufragés de la D17 n’est pas loin)... « Allait-il être comme sa conduite le laissait imaginer ? »"

L’article complet ici

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À propos

Réalisé par Luc Moullet
Scénario : Luc Moullet
Avec : Françoise Vatel, Monique Thiriet, Johnny Monteilhet, Patrice Moullet, Paul A. Martin, Bernard Cazassus, Luc Moullet
Photographie : Philippe Théaudière
Montage : Cécile Decugis
Musique : Ahmed Zahar Derradji
Couleur : Noir et blanc
Année : 1968
Durée : 76 min