N’autre histoire

Ateliers publics de projections cinématographiques 8mm avec André Minvielle et le « projectionniste »

Mise à disposition publique de la « main-vielle à roue ».
Main-vielle : Instrument sur pied de projection sonore et cinématographique.

Le projectionniste n’a plus sa place dans une salle de cinéma.
Cette proposition le réhabilite
Comme au temps des frères Lumières.
Passer et repasser vos films au rythme de la manivelle.
En avant en arrière, retours de manivelle, arrêt sur images.

Invitation à venir « re-tourner » son film.
Il s’agit de le recomposer, de le remixer.
À pleine vitesse ou au ralenti.
Vies, visages recomposés du passé.
Comme dans les rêves, les images s’en mêlent.
Fantômes du passé en temps présent.

Pour œuvrer avec la main-vielle à roue

Par Bernard Semerjian

Choisir un ou plusieurs films Super 8 (et autres supports en images) un ou plusieurs de ces films qu’on a oubliés au fond d’un placard et que, de toute façon, on ne peut plus visionner faute d’un projecteur en état de marche.
Ce ou ces films vont être numérisés.

Ensuite, voir les films. Laisser agir les émotions que font surgir ces images retrouvées. Parler, commenter, raconter…

Ne surtout pas s’arrêter là où un simple projecteur aurait fait l’affaire. La main-vielle ouvre la voie à l’aventure artistique. S’approprier les images, les retraiter. Fabriquer, projeter et faire partager un nouveau film.

Avec la main, tourner la manivelle. Créer son rythme, se rendre maître du temps : accélérer ou ralentir, faire des pauses, aller en avant ou revenir en arrière.

Avec le pied, actionner la pédale pour introduire d’autres images, faire des fondus, créer des surimpressions. Pour cette opération, on peut s’en tenir au hasard et se laisser surprendre par ces collages improvisés, mais on peut aussi, en introduisant les images dans la machine, prévoir les associations qui feront sens et susciteront l’émotion.

Avec la voix, ajouter du son aux images : paroles ou chant. À ce stade ne pas hésiter à solliciter André avec sa voix et l’instrument de musique qu’est aussi la main-vielle.

Ainsi naîtra un nouvel objet audiovisuel à partager avec tous les participants.

Avec cette recréation, ce que montre le film initial est mis à distance et vu autrement.

Celui qui tourne la manivelle vit alors une expérience qui a à voir avec le fonctionnement de la mémoire et l’activité du rêveur. Une image en appelle une autre, les images se superposent, la chronologie est perturbée. C’est ce que permet la main-vielle, elle devient une machine à fabriquer du rêve et, grâce à la projection, une machine à faire partager ces images et ces sons qui suscitent chez les spectateurs d’autres émotions et font naître d’autres rêveries.

Portraits de famille

Tout à commencé à Uzeste, dans la grande Vieira, pendant l’Hestajada en août 2019... André Minvielle s’y colle en premier et donne un exemple improvisé, chanté, avec le concours de Marina Jolivet, filmé par Les Mutins de Pangée.

Et ça sera ensuite au tour de Marie-Jo et sa fille Anne du Café du sport d’Uzeste de tourner la manivelle, de revenir pour la première fois sur leur histoire de famille en Super 8.

Manoug et les siens. Palimpseste arménien

Par Bernard Semerjian et André Minvielle, tourné à Coarraze le 21 septembre 2020

Bernard Semerjian a hérité de la mémoire lacunaire d’un rescapé du génocide des Arméniens, Manoug. Grâce au récit que son père lui a légué, il a essayé d’en reconstituer l’histoire et de retrouver des images manquantes. La main-vielle à roue qui recompose le temps, permet surimpressions, recouvrements et dévoilements, était l’outil idéal pour tenter de déchiffrer ce palimpseste arménien en révélant, sous les images récentes, d’autres images…

Portrait d’un artiste peintre : Martin Lartigue

À Uzeste, l’un des premiers à avoir eu envie tourner la manivelle fut l’artiste peintre Martin Lartigue. Il est tombé tout de suite la tête la première dans la pendule à images. Martin Lartigue est le P’tit Gibus de La Guerre des boutons de Yves Robert (1961) et d’autres rôles inoubliables au cinéma avec Yves Robert à la même époque (La famille fenouillard, Bébert et l’omnibus). Martin est devenu ensuite un artiste à multiples facettes : peintre, céramiste, graveur. Il est le créateur des affiches du Festival d’Uzeste et a aussi peint les pochettes des albums de la Compagnie Lubat, de Bernard Lubat, d’André Minvielle et de Michel Graillier.
Le voici expérimentant le mélange de couches à la main-vielle à roue, tournant des films où il joue, un film d’animation qu’il a réalisé et faisant vivre ses peintures... il mélange, tourne et retourne et fait naître une nouvelle œuvre... en mouvement.

- Voir aussi son film d’animation De temps en temps (1970)

Portrait d’œuvrières et d’œuvriers d’Uzeste

La compagnie Lubat à Uzeste, c’est une histoire qui vient et revient de loin ! Ça a commencé à L’Estaminet, bistrot, bal du village, du temps des parents de Bernard Lubat : Marie et Alban... Et ça a continué avec la compagnie Lubat, ses œuvrières et œuvriers d’Uzeste musical, visage village des arts à l’œuvre, mine d’art à ciel ouvert.

Sur la façade de l’Estaminet, on peut lire "C’est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source", c’est signé Jean Jaurès.
En août 2019, la 42ème Hestejada de las arts fut l’occasion d’un détour à la source, esquisse de portrait à la main-vielle à roue. Et alors, on comprend l’importance du cochon...

- Site Uzeste.org

"N’autre histoire" à Labastide-Clairence, septembre 2019

Première sortie publique de la Main-vielle à roue pour un atelier "N’autre histoire".

Ateliers portés par l’association Les Chaudrons :
- Contact (Les chaudrons)

Les Chaudrons sont soutenus par la Drac Nouvelle-Aquitaine.
Ce projet bénéficie du soutien de L’OARA.

Accueil en résidence : Uzeste Musical (Uzeste - 33) / Le Bel Ordinaire (Billère - 64) / Clarenza (La Bastide Clairence - 64).