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Sao Bernardo

Jeune, Paulo Honorio provoque une rixe amoureuse criminelle et écope d’un peu plus de trois ans de prison. Il y apprend à lire et à écrire. Très ambitieux, il travaille durement et se lance dans le commerce du coton. Il devient riche et rachète la ferme São Bernardo dans l’état d’Alagoas (province du Nordeste au Brésil).

Devenu un puissant propriétaire terrien, Paulo Honorio épouse une institutrice, Madalena, qu’il traite comme une servante. Ses employés ne sont guère mieux lotis. Avant qu’il ne commence à mesurer l’étendue de sa solitude, son épouse meurt des suites d’une grossesse difficile.

"Redécouvert au festival des Trois continents à Nantes en 2012, le film surprend toujours, plus de quarante ans après sa réalisation et sa censure au Brésil, par la rigueur extrême de l’image autant que par sa force de subversion". (Critikat)

Revue de presse

L’Humanité : "Un grand film politique sur la dépossession de soi. Pour aujourd’hui aussi."

A voir à lire  : "Retour sur nos écrans d’un classique du Cinema Novo des années 70 porté par un script sans concession qui dénonce le système latifundiaire brésilien à l’aide d’une réalisation épurée du plus bel effet. Marquant."

Le Monde : "Sao Bernardo" est un objet cinématographique passionnant. D’un point de vue formel, il est composé de plans, pour la plupart fixes, très élaborés. De manière contrastée, à l’intérieur de ces mêmes plans, les acteurs (...) jouent de manière très théâtrale, donnant parfois au film d’étonnants accents brechtiens."

Leon Hirszman

Après des études d’ingénieur, Leon Hirszman, très tôt impliqué dans la vie sociale et politique de son pays, se consacre à la diffusion d’un cinéma militant au sein des ciné-clubs. Documentariste par vocation, il devient un des chefs de file du Cinema Novo aux côtés, entre autres, de Paulo Cesar Saraceni. Après quelques documentaires très enracinés dans les réalités sociologiques du Brésil (Maioria Absoluta sur la misère et l’analphabétisme du Nordeste en 1964, ou Garota de Ipanema, portrait de la moyenne bourgeoisie de Rio de Janeiro en 1967), Leon Hirszman met en scène son film le plus marquant : São Bernardo (1971), inspiré par l’œuvre de Graciliano Ramos, mais dont la censure retarda sa diffusion.

Producteur malheureux, animateur de la Coopérative brésilienne de cinéma, fondée par les vétérans du Cinema Novo (1980), il tourne, en 1981, un documentaire sur les grèves ouvrières (ABC da Greve) et l’adaptation d’une pièce avant-gardiste dans la description de la condition ouvrière, primée au Festival de Venise : Ils ne portaient pas de smoking (Eles não usam Black-Tie). Son dernier film, en forme de trilogie, Imagens do Inconsciente (1986) relate l’existence de deux hommes et une femme traités dans un centre psychiatrique et s’adonnant à la peinture.


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À propos

Réalisation : Leon Hirszman
Scénario : Leon Hirszman
d’après : le roman homonyme
de : Graciliano Ramos
Image : Lauro Escorel
Son : Walter Goulart
Montage : Eduardo Escorel
Musique : Caetano Veloso
Producteur(s) : Henrique Coutinho, Marcos Farias, Luna Moskovitch, Marcio Noronha
Production : Embrafilme, Mapa Filmes, Sga Filmes
Interprétation : Othon Bastos (Paulo Honório), Isabel Robeiro (Madalena), Rodolfo Arena (Dr Magalhães)
Distributeur : Les Films du Paradoxe
Date de sortie : 11 juin 2014
Durée : 1h53