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Le jeune Karl Marx

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la “Révolution industrielle”, cherchent à s’organiser devant un “capital” effréné qui dévore tout sur son passage.

Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d’une Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que “les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer".

Entre parties d’échecs endiablées, nuits d’ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la “bible” des révoltes ouvrières en Europe : “Le manifeste du Parti Communiste”, publié en 1848, une œuvre révolutionnaire sans précédent.

Disponible en DVD et VOD et téléchargement (Attention, en VOD, le film n’est disponible que depuis la France métropolitaine)

Revue de presse

L’Humanité  : "Le pari est gagné : montrer de façon captivante la genèse d’une pensée révolutionnaire aux prises avec l’arbitraire et l’exploitation."

Positif : "Le but affirmé de Peck est de rendre ces hommes bien vivants au lieu d’en faire des icônes. En effet, le film, aussi didactique et classique que soit son esthétique, avec légendes et structure chronologique bâtie sur un réalisme visuel, réussit par la fougue de ces penseurs idéalistes, par le tempo du montage, par un scénario intelligent signé Pascal Bonitzer."

Les Fiches du cinéma : "Plus qu’un biopic : une leçon d’histoire humaine et politique."

Raoul Peck

Raoul Peck est réalisateur, scénariste et producteur. Il est né à Haïti, a grandi au Congo, aux États-Unis et en France. Après des études d’ingénierie et d’économie puis de cinéma à Berlin, Raoul Peck a été ministre de la Culture d’Haïti de 1996 à 1997. Depuis 2010, il est président de la Fémis.
En 2001, l’organisme de défense des droits humains Human Rights Watch lui remet le prix Irene Diamond pour l’ensemble de son travail.
Il a été membre du jury au festival de Cannes en 2012 et à la Berlinale en 2002.

Du même réalisateur (en VOD)

À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies. Y est raconté les assassinats de Martin Luther King Jr, Medgar Evers, membre de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et Malcolm X. Le cinéaste revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, les trois assassinats précités, et se penche sur la recrudescence actuelle de la violence envers les Noirs américains...

EN SAVOIR PLUS

CARTES VOD

Vous pouvez utiliser notre service de location de VOD (Video on demand, vidéo à la demande) en payant avec votre CB ou avec une carte prépayée. Ces cartes vous donnent des crédits qui vous permettent de louer des films ultérieurement quand vous voulez et SANS LIMITE DANS LE TEMPS (vous vous en servez comme une carte de crédit, un "porte-monnaie"). En vous encartant, vous soutenez et en plus vous y gagnez ! (en temps et en argent)

EN COMPLEMENT

Les films de l’An 2 nous font partager une série de vidéos sur l’oeuvre et la pensée de Marx. L’occasion aussi de rendre hommage à Jean Salem, qui nous a quitté récemment.

Introduction à la théorie de l’État chez Marx et Engels, par Rémy Herrera :

Présentation de l’œuvre de Marx, par Jean Salem :

Le Matérialisme de Marx, par Jean Salem :

Présentation du premier tome du Capital, Ludovic Hetzel :

Pour une explication marxiste de la crise (à partir du livre III du Capital), par Sylvain Billot :

Pourquoi et comment (re)lire le Capital aujourd’hui ? par Alain Bihr :

La maladie dégénérative de l’économie : le “néoclassicisme”, par Rémi Herrera :

Le Capital de Marx, son apport, son dépassement au-delà de l’économie, par Paul Boccara

Etre marxiste par Jean Salem

Être marxiste, aujourd’hui comme hier, c’est donc, évidemment, ne pas s’en tenir au simple débat d’idées. C’est tâcher de lier un engagement pratique à des options théoriques et morales. C’est ne pas se contenter d’être simplement « marxologue ».
Les philosophes, jusqu’ici, n’ont fait qu’interpréter le monde. Il s’agit de le transformer.
Marx lui même, après tout, a connu l’exil, les poursuites et les privations. Il prit sa part des activité de « l’Association Internationale des Travailleurs », fondée à Londres, en 1864. Et c’est au nom du Conseil général de cette Ière Internationale qu’il rédigea, en 1871, les trois Adresses dans lesquelles il exaltait l’œuvre des communards parisiens et tâchait de rendre compte des causes de leur insuccès : ceux-ci n’ont pas, d’emblée, marché sur Versailles, et ils ont laissé à l’armée de Thiers le temps de se réorganiser ; ils n’ont pas mis la main sur la Banque de France, etc. (cf. La guerre civile en France).
Être marxiste, aujourd’hui, c’est prendre part aux mouvements sociaux. C’est s’inquiéter des aveuglantes impasses auxquelles mène l’actuel système médiatico-représentatif (taux d’abstention records, équipes interchangeables avouant sans ambages qu’elles n’ont même plus le pouvoir de contrôler les puissances d’argent, etc.). C’est aussi lutter pour que l’Université demeure un lieu de grand culture, et rappeler avec opiniâtreté que, dan aucune civilisation, les études n’ont eu pour finalité exclusive la prospérité du « marché ». C’est, autrement dit, tenter d’adopter une vision mondiale, globale, et non pas étroitement locale des actions pouvant aider au progrès, voire à la survie de l’humanité. Et c’est, par conséquent, œuvrer, pour autant qu’on le peut, en faveur de la paix.
Bref, être marxiste aujourd’hui, cela consiste à tenter de trouver un sens à la marche du monde, d’en être un citoyen actif. C’est, envers et contre tout, tenter de ranimer les consolants fanaux du vieil espoir, en un temps où les nuées n’en finissent plus de s’accumuler.

Jean

Salem

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À propos

Un film de Raoul Peck
Scénario : Pascal Bonitzer et Raoul Peck
Chef-opérateur : Kolja Brandt
Décors : Benoît Barouh et Christophe Couzon
Costumes : Paule Mangenot
Coiffure/maquillage : Anne Moralis
Son : Jörg Theil et Benoît Biral
Montage : Frédérique Broos
Musique : Alexei Aigui
Casting : Sylvie Brocheré
Produit par Nicolas Blanc, Rémi Grellety, Robert Guédiguian, Raoul Peck
Coproduit par Benny Drechsel, Karsten Stöter, Patrick Quinet
Sorti au cinéma en 2017
France, Belgique, Allemagne
Visa : 114 370
Scope – Son Dolby 5.1