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La cigale, le corbeau et les poulets : où voir le film ?

La cigale, le corbeau et les poulets : où voir le film ?

Où voir le film, les débats...

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La cigale, le corbeau et les poulets est donc à l’affiche dans certaines salles depuis le 18 janvier et d’autres salles arrivent... Mais on compte sur vous pour nous aider à trouver des nouvelles salles encore, en parlant du film à votre cinéma préféré !

Où voir le film en avril et en mai ?

  • 26 avril au 2 mai : ALBI - Scène nationale
  • 28 avril : CROZON - Cinéma le Rex - Suivi d’un débat avec la LDH
  • 3 au 9 mai : VAISON LA ROMAINE - Cinéma le Florian
  • 5 mai : LIÈGE - Festival policier
  • 5 mai : BRESSOLS - Cinéma La muse - Suivi d’un débat avec ATTAC 82 et Pierre Blondeau de la bande de la Cigale
  • 6 mai : BRUXELLES - Pianofabriek - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 18 mai : SAINTE MAXIME - Cinéma Marcel Pagnol - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 18 mai : SAINT MICHEL DE MAURIENNE - Cinéma Le Savoie - En partenariat avec la CGT
  • 18 mai : GRAMAT - Cinéma l’Atelier - Suivi d’un débat avec Maax de la bande de la Cigale
  • 19 mai : FREJUS - Cinéma le Vox - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 19 mai : DRAGUIGNAN - Cinéma CGR - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 20 mai : THORENS GLIÈRES - Cinéma le Parnal - En présence de la bande de la Cigale et du réalisateur - Dans le cadre du festival Paroles de Résistances
  • 21 mai : ANNEMASSE - Cinéma Actuel - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.
  • 22 mai : GENÈVE - Cinéma le Spoutnik - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.
  • 23 mai : LAUSANNE - Zinéma - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.Et projections régulières du 24 au 30 mai.
  • 24 mai : EVIAN LES BAINS - Cinéma le Royal - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.
  • 31 mai : VILLENEUVE D’ASCQ - Cinéma le Méliès - Suivi d’un débat avec le réalisateur et an partenariat avec les AMD 59.

- Toute la programmation est sur lacigale-lefilm.fr

LA CARTE


Cartes postales de la cigale en tournée

Cartes postales de la cigale en tournée

L’album des photos autour de la tournée de La cigale, le corbeau et les poulets dans les salles de cinéma.

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La cigale, le corbeau et les poulets


Les bonnes recettes de la Cigale

Les bonnes recettes de la Cigale

Dans notre film La cigale, le corbeau et les poulets (actuellement dans les salles), nous avons suivi cette bande de « papys de l’Hérault », comme disent les jeunes ZADistes du coin. Cette bande que les spectateurs trouvent très stimulante et qui « donne envie de lutter » nous (...)

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Dans notre film La cigale, le corbeau et les poulets (actuellement dans les salles), nous avons suivi cette bande de « papys de l’Hérault », comme disent les jeunes ZADistes du coin. Cette bande que les spectateurs trouvent très stimulante et qui « donne envie de lutter » nous dit-on. C’est un beau projet… Mais comment s’y prendre demandent parfois les spectateurs les plus motivés parmi les moins expérimentés ? Voici quelques éléments glanés à la Cigale.

1. Une bande

Avec le temps, au fil des premières luttes locales et des rencontres, ils constituent désormais une « bande ». Selon les moments, plus ou moins dense, entre ceux qui partent à l’hosto, les engueulades, les réconciliations, les nouvelles rencontres, les histoires d’amour. C’est comme dans toutes les bandes… Mais celle-là est particulièrement coriace, durable, drôle et pleine de générosité. L’humanité, en quelque sorte. Et il faut bien l’admettre, il y a un personnage central, au caractère bien trempé, au grand cœur, celui qui fait le lien entre tous, parce qu’il a pris ce rôle ou qu’on le lui a donné et que ça convient à tout le monde, le buraliste : Pierre Blondeau.

2. La publication d’un feuillet d’opinion

Pierre Blondeau est le « plumitif » de la bande, le principal auteur qui signe des lettres et des courts articles aussi bien écrits et drôles qu’informatifs, publiés dans La Commune, « feuillet d’opinion du saint-ponais prolétarien » qui, fin décembre 2016, avait atteint le nombre de 300 numéros, à raison d’un tous les 15 jours, objectif que c’était fixé Pierre quand ils ont commencé (tous les numéros sont lisibles ici : http://la-commune.over-blog.com)

Ce feuillet est un véritable vilain petit canard déchainé, photocopié à la demande quand on passe au bureau de tabac presse La Cigale, mais aussi distribué sur le marché et de temps en temps dans les boites à lettres. La grande idée de Pierre Blondeau a été, depuis le début, d’envoyer un exemplaire, accompagné d’une lettre personnalisée et signée, à chaque responsable politique nommément interpelé dans La Commune, du président de la République à l’élu local, ainsi qu’aux préfets, aux gendarmes, sans oublier les plus hauts gradés afin d’être sûr que l’information remonte bien et redescende ensuite. La publication de La Commune, constitue la colonne vertébrale de la bande de La Cigale, en créant un rendez-vous régulier et très attendu par la population et qui a souvent obtenu des résultats, sans jamais tomber dans la diffamation.
Ce véritable organe de presse, au ton pamphlétaire, a gagné sa crédibilité sur le temps par sa rigueur, des informations vérifiées de visu et recoupées, un regard toujours partagé et discuté à plusieurs et un grand sens des responsabilités et de l’empêchement de tourner en rond. A la Cigale, on préfère le « tourner en bourrique ».
La bande de la Cigale n’a rien inventé mais à l’heure où les publications sont de plus en plus individuelles, immédiates et cédées à la seule toile internet dans laquelle on se noie et on disparait, il est utile de rappeler que ce modèle apporte plusieurs avantages :

- Informer la population non connectée des turpitudes du village et des décisions des élus
- Développer sa créativité collectivement. Plusieurs individus trouvent leur rôle dans le feuillet en donnant des informations qui nourrissent les articles, des photos, en participant à la saisie informatique, aux corrections, la mise en page, l’impression, la distribution…
- Engager la conversation avec les autres habitants au-delà des clivages, notamment au moment de la distribution sur les marchés.

3.Un lieu populaire

La Cigale est un bureau de tabac, presse et librairie « régionaliste » puis finalement généraliste où l’on peut trouver des tas de bouquins au fil des rencontres et des lectures du buraliste, des épiciers de Tarnac aux apiculteurs du coin en passant par des livres pour enfants ou des grands classiques de la littérature… On peut même y trouver les dvds des Mutins de Pangée et le livre de François Fillon ! La Cigale est bien placée, puisqu’elle est sur la route principale qui traverse Saint-Pons-de-Thomières, ce village d’environ 2000 âmes au cœur de la vallée du Jaur, dans les hauts cantons de l’Hérault. Autrement dit un endroit de passage… Et le fait qu’il s’agisse d’un bureau de tabac-presse est une contrainte qui s’est vite transformée en force, grâce au génie du lieu, Pierre Blondeau, le buraliste donc. Car depuis des années qu’il ouvre, à partir de six heures du matin, tout Saint-Pons a défilé dans sa boutique, au départ pour acheter des clopes, gratter des jeux, bouffer des bonbons, lire le Midi Libre… Et ceux qui n’ont pas fui chez la concurrence, y rencontrent d’autres gens, d’autres idées, le contraire de l’entre soi, le avec les autres.
Il y a aussi la terrasse, quand « on passe derrière », où ont lieu les réunions, les apéros, les fêtes au rythme des chansons du talentueux barde Maax, qui met une ambiance du tonnerre. Un matin, un gendarme est passé derrière sans rien demander. Alors que le buraliste était aux toilettes, il s’est installé tranquillement à la table avant de demander un café. Pas avare ni rancunier, Pierre Blondeau lui a servi en lui signalant que c’était offert par la maison mais qu’ici, ce n’était pas un bistrot ! Quoi qu’elle en soit, ou quelle paraisse être, La Cigale est un endroit chaleureux, où on a envie de passer et c’est une des clefs de la réussite de cette désormais fameuse bande de papys résistants.
Quelques précautions d’usage cependant si vous voulez passer les voir : ne rodez pas dans la boutique en prenant des photos en cachette car on pourrait vous prendre pour un poulet… Soyez indulgent avec le buraliste si vous le voyez somnoler sur son tabouret et n’oubliez jamais qu’il s’est levé à 5h du mat et souvent couché à peine deux heures avant, entre deux réunions, deux débats, deux manifestations, deux actions coup de poing…

4.Un principe de solidarité

La Cigale est le siège de toutes les causes, perdues ou gagnées, mais des causes à défendre en tout cas. Secours Populaire, BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), section de la Ligue des droits de l’homme, défense du patrimoine saint ponais, comité de soutien au DAL, solidarité avec le peuple palestinien (notamment par la vente solidaire de produits palestiniens) et Pierre Blondeau y exerce aussi la fonction d’écrivain public bénévole, pour aider toutes celles et ceux qui ne savent pas écrire une lettre administrative par exemple, allant même s’il le faut jusqu’à appeler directement la gendarmerie… en général pour engueuler les gendarmes s’ils n’ont pas fait leur boulot ! Des lettres, des coups de mains en tout genre, un repas chaud quand c’est possible, voir même un matelas et une douche quand un migrant, un exclu, un galérien passe par là…

5. Des lanceurs d’alertes du local au global.

La bande de la Cigale intervient sur tous les fronts, car c’est bien sûr sur tous les fronts qu’il faut résister. Tous à la fois ! Contre l’impérialisme et le capitalisme financier international, pour une préservation de la planète et de ses habitants en général, mais aussi localement contre la destruction du coin par les gros prédateurs sans foi ni loi. Et les luttes locales contre des adversaires connus et proches sont souvent biens plus rudes que les grandes luttes lointaines contre un dictateur étranger que vous n’aurez jamais l’occasion de croiser dans la rue et dont vous n’aurez heureusement pas à fréquenter les geôles. En son pays, même en « démocratie », on risque aussi de prendre des coups. Car les adversaires ne sont pas toujours aussi réglos que vous et trouvent parfois des moyens de pression sur vous et votre famille, surtout si l’un de vos proches en dépend, dans son travail par exemple.
Alors pour bien mener ses batailles, la bande de la Cigale a constaté qu’il était indispensable de ne pas s’isoler et de parler à toutes celles et ceux qui luttent dans la zone, coordonner ses expériences et ses analyses, en mettant parfois son drapeau dans la poche. Il y a surtout cette conscience du bien commun et l’idée qu’on ne lutte pas que pour sa paroisse en reportant le problème sur le voisin. Dans la grande lutte victorieuse contre le projet de méga décharge (SITA), les opposants avaient pondu des propositions alternatives non polluantes, avec traitement du compost, etc. (non retenus par les élus). Dans la lutte contre les éoliennes industrielles qui poussent sur le parc naturel du Haut Languedoc comme des champignons hallucinogènes, sans concertation, il ne s’agit pas de tout refuser en bloc ou de s’en remettre totalement à la production nucléaire mais de se bagarrer pour une reprise en main par les citoyens de la production locale d’énergie. Et quand on demande à la bande de la Cigale : «  Pourquoi vous ne militez pas pour la déviation des camions ? » (plus de 1000 camions traversent tous les jours Saint-Pons-de-Thomières). La réponse est sans équivoque : Pas question de reporter le problème sur les communes voisines, il faut développer le transport ferroviaire et inciter les camions à rouler sur les autoroutes plutôt que de traverser les petits villages parce que leur patrons ne veulent pas passer au péage. Agir local mais penser global.

6. Un principe de dialogue et de libre expression

Pierre Blondeau dit toujours qu’il n’a pas beaucoup de certitudes mais beaucoup de convictions. A la Cigale, on discute de tout et avec tout le monde. C’est un principe que de causer avec tout le monde, même si c’est long, même si ça fait du bruit, même si on doit s’engueuler, car un jour on se réconciliera. Pour autant que nous avons pu observer la bande, il y a chez beaucoup d’entre eux une grande faculté d’écoute et de dialogue… Pierre Blondeau parle même avec les forces de l’ordre, même avec les gens d’un autre bord quand la situation se présente. Puisque ces gens sont bien là, et que le monde est trop petit pour les contourner, Pierre Blondeau est convaincu qu’on ne change pas le monde en restant isolé dans son coin avec ses certitudes et son petit confort intellectuel et qu’il faut prendre les choses à bras le corps, sabre au clair s’il le faut. Il se pourrait bien que la raison soit de son côté.

7. Beaucoup d’humour et de plaisir

C’est la clef de la persévérance et de l’opiniâtreté exceptionnelle qui anime la bande de la Cigale. Le plaisir d’être en bande, de déconner, de faire des bouffes, de picoler ensemble, de chanter, danser… De ne jamais oublié le principe de la célèbre anarchiste Emma Goldman : « Je ne ferai jamais partie de votre révolution si je ne peux pas danser ».

O.A, 17 février 2017.


L'avant-première à Saint-Pons-de-Thomières (village du tournage)

L’avant-première à Saint-Pons-de-Thomières (village du tournage)

Vendredi 6 janvier 2017. La Cigale est en ébullition. Ce soir c’est l’avant-première à Saint-Pons-de-Thomières au cinéma Star, à quelques mètres à peine du bureau de tabac.

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Vendredi 6 janvier 2017. La Cigale est en ébullition. Ce soir c’est l’avant-première à Saint-Pons-de-Thomières, et tout le week-end, au cinéma Star, à quelques mètres à peine du bureau de tabac. Le cinéma donne sur le fameux rond point où la bande organise toutes les manifestations et les grèves générales.

La presse est là. Midi libre et France 3 s’apprêtent, comme nous, à filmer le feu d’artifice de lancement. Et comme toujours, ça se passe sur la terrasse de La Cigale. Pierre Blondeau a sorti sa collection de couvre-chefs de l’Armée rouge : Bonnet pour lui, large casquette pour Tintin, casque de tankiste pour Marcel, casque lourd pour Jeannot (dit "le Suisse" ou "le renard argenté") qui s’est chargé de trouver les munitions.
Nous apprenons que la bande de Kléber Mesquida a choisi justement ce soir d’avant-première pour réunir la « com-com » à quelques mètres de là... Ils vont être servis !
Dans un apparent désordre, la bande se relaye pour mettre le feu aux poudres. Les allumettes du Suisse ne fonctionnent pas, on n’a pas le temps d’avoir peur qu’il foute le feu à sa chevelure de renard argenté que la première salve d’artillerie retentit. La mèche était courte et ça pète dans tous les sens. Devant le vacarme, nos caméras vacillent un instant. Les pétards partent dans tous les sens. On s’attend à entendre gueuler les voisins mais ils ont l’habitude et les plus proches semblent saluer la fin du feu d’artifice. Aucune réaction du côté de la réunion de la « com-com », où l’on commence aussi à avoir l’habitude… Le Suisse veut en remettre une couche. Il a trouvé un ballon directement venu de « Chine populaire » qui est censé s’envoler quand on l’allume. Tous aux abris ! Heureusement, Jeannot a craqué toutes les allumettes. On est sauvé. Le ballon chinois brulera pour une prochaine occasion. On boit un verre de l’amitié, parce que de l’amitié, il y en a beaucoup par ici.

Au cinéma de Saint-Pons, les séances ne désempliront pas du week-end. Il faudra même rajouter une séance pour ceux qui n’ont pas pu entrer, dont le nouveau maire, un des seuls élus de la région à avoir répondu à l’invitation. Pierre Blondeau déplore que ni son ennemi intime, ni les gendarmes, ni les RG, n’aient répondu à ses invitations cordiales à venir débattre. C’est comme ça… On leur enverra un dvd quand il sortira. En attendant nous savourons cette petite victoire que constitue la projection publique du film là où nous l’avons tourné pendant six ans après l’affaire du corbeau qui avait bouleversé le village.

Parmi les spectateurs, beaucoup de Saint-Ponais. Jamais salle ne fut aussi pleine nous dit-on. Des gens peu habitués à venir au cinéma nous régalent de leurs commentaires pendant la projection. Un public populaire qui a déserté les salles de cinéma depuis bien longtemps, des gens plus habitués à la télé, comme Bernard, sur le siège voisin, qui a gagné sa place contre une bourriche d’huîtres, une bouteille de vin blanc et un citron. Il ne s’attendait à rien de particulier et pourtant il saute de joie sur son siège à chaque apparition d’une de ces figures déjà célèbres du village. A la fin, il nous montre son bras : « J’ai eu la chair de poule tout le film, tellement ils sont bons ceux là ! ». Bernard ne sera pas le dernier au verre de l’amitié.
A chaque nouvelle séance, Jean-Louis présente les protagonistes. Il est le « Monsieur loyal » chargé d’animés les débats parce qu’il est né ici et connaît tout le monde. Il pourrait devenir présentateur de télé celui-là tellement il le fait bien. La bande de la Cigale a décidé de rester dans la salle et de ne pas venir à la tribune afin de « ne pas se mettre en avant » me dit Pierre Blondeau qui, décidément, reste aussi humble qu’il l’a été pendant toutes ces années où nous l’avons côtoyé.
A la première séance, je nous sens tous un peu tendus face à la réaction du village mais tout se détend très vite dès les premiers « fou-rires » et les applaudissements au générique. Maax (le troubadour) entame quelques chansons. « Résistance, résistance ! » La salle tape des mains, c’est la fête ! On a même droit à un tour de magie de Zack le magicien, comme au bon vieux temps des attractions au cinéma.

Les débats sont excellents. Mais c’est toujours en « off » que les plus timides s’expriment et certains viennent nous voir en nous disant : « On a mieux compris à quel point leurs coups de gueules sont cohérents... ». Une vielle dame précise : « Je ne suis pas une sympathisante, nous ne sommes pas du même bord, mais je les ai toujours soutenus et je continuerai à les soutenir ! ». Nous sommes comblés. Si la tournée devait déjà s’arrêter là, c’est déjà pas mal ! Sur le rond-point, la bande de la Cigale a collé la grande affiche du film. Personne n’osera la décrocher.


Des nouvelles de la souscription (et du CNC)

Des nouvelles de la souscription (et du CNC)

Depuis mercredi 18 janvier, notre film La cigale, le corbeau et les poulets est donc sorti sur les écrans. Comme par miracle nous distribuons ce film avec notre coopérative, en totale auto-production... Et comme toujours, sans subvention, ni à la distribution ni la fameuse avance sur recette, ni (...)

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Depuis mercredi 18 janvier, notre film La cigale, le corbeau et les poulets est donc sorti sur les écrans.

Comme par miracle nous distribuons ce film avec notre coopérative, en totale auto-production... Et comme toujours, sans subvention, ni à la distribution ni la fameuse avance sur recette, ni avant ni après réalisation du Centre National du Cinéma... Notre dernière chance s’est évaporée le jour même de la sortie nationale et les arguments de la commission de professionnels qui décident arbitrairement du sort de nos films sont toujours les mêmes, contre l’avis de tous les spectateurs, de tous les programmateurs et de presque toute la presse : Ce que nous faisons "n’est pas du cinéma" ! Qu’est-ce que c’est alors ? On ne sait pas...

En tout cas, on vous encourage à continuer à venir voir en masse cet OVNI et à nous aider à compenser cette absence d’aide publique via la souscription que nous sommes donc forcés de prolonger afin de pouvoir continuer à le distribuer le mieux possible. Merci pour votre aide qui ne cesse de s’amplifier de jour en jour.

Pour souscrire, c’est par ici (à prix libre à partir de 5 euros, et vous recevrez le dvd du film début septembre) :

- Suivre l’avancée de la souscription et son utilisation.


Maintenant ! (ou jamais...)

Maintenant ! (ou jamais...)

Salut à toutes et à tous, Ce 18 janvier, notre nouveau film La cigale, le corbeau et les poulets sort au cinéma (en partenariat avec Là-bas si j’y suis, les Amis du Monde Diplomatique et l’Humanité). Le choix de la période de campagne électorale n’est pas anodin. Ce film est un outil de lutte (...)

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Salut à toutes et à tous,

Ce 18 janvier, notre nouveau film La cigale, le corbeau et les poulets sort au cinéma (en partenariat avec Là-bas si j’y suis, les Amis du Monde Diplomatique et l’Humanité). Le choix de la période de campagne électorale n’est pas anodin. Ce film est un outil de lutte exemplaire et un antidote à la morosité ambiante. A l’issue des élections présidentielles et législatives, la France s’apprête à vivre un bouleversement dont l’issue risque de nous enfoncer tous dans le chaos. On nous promet la peste ou le choléra : la droite extrême ou l’extrême droite. La « deuxième droite » se bataille entre Valls et Macron, les mêmes qui ont enterré le mot « socialisme » pendant ces dernières années et qui essayent de se repeindre en neuf. La vraie gauche est bien là mais divisée comme jamais et on le constate à chaque étape de notre tour de France.

On ne fait pas la révolution avec un film mais on espère quand même qu’à force de coups d’épées dans l’eau on provoque des raz de marées !

En vous proposant un film comme réponse à la connerie ambiante, nous ne nous prenons pas au sérieux mais nous le faisons sérieusement. La cigale, le corbeau et les poulets n’est pas seulement divertissant car nous ne sommes pas là pour faire diversion, nous militons au quotidien, pour « L’intranquilité », comme dit Bernard Lubat, et les empêcheurs de tourner en rond car il vaut mieux tourner en bourrique. A la sortie du film, les gens nous disent à quel point ils ont été surpris, à quel point le film leur (re)donne envie de la lutte collective, créative, joyeuse, incarnée par cette fameuse bande de la Cigale, pour qui la lutte est un dialogue, le dialogue une lutte.

Le film ouvre concrètement le débat sur plusieurs pistes :
- la démocratie locale, qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas
- la presse locale, le pouvoir de l’écrit et des lettres ouvertes et non anonymes
- l’interpellation des élus et des responsables de notre quotidien
- la lutte contre les projets inutiles et les zones à défendre (ZAD)
- la défense de la nature contre le capitalisme financier sans foi ni loi ni cerveau
- la pratique collective dans la joie et la tolérance des différentes opinions même si on s’engueule…

Alors voilà, nous avec cette proposition, nous sommes au maximum de ce que nous savons faire. On a mis six ans à amener cette cigale dans les salles. Son retentissement prendra plus ou moins d’ampleur, mais tout ça dépend de vous et se joue dans les premières semaines de la sortie, la suite étant un effet d’entrainement. Et si ça vous chante de chanter avec la cigale, c’est désormais à vous de vous en emparer pour en faire quelque chose…

A vous de jouer avec nous ! (si vous le voulez bien…)

Pour cela, plusieurs façons

- Faire connaître le film dans les jours qui viennent partout autour de vous, nous demander des cartes postales, des feuillets à distribuer autour de vous en y rajoutant les salles qui le programment à proximité, partager la bande annonce sur les « réseaux sociaux », les Email, et partout…

- Aller voir les salles de cinémas près de chez vous qui n’ont pas encore programmé le film pour leur signifier votre intérêt pour le film

- Organiser des débats à l’issue des séances puis la mise en pratique.

- Soutenir financièrement la sortie du film si vous le pouvez (encore quelques jours pour souscrire), ce qui nous permet de mettre plus de moyens dans sa diffusion et sa promotion

BANDE-ANNONCE

Même France 3 en parle !

Après les 4 avant-premières de Saint-Pons de Thomières, un reportage de France 3 consacré à la Cigale !

Prochaine séances avec débats

Le vendredi 13 janvier – Avant-première à 20h00 au cinéma Utopia à Avignon. En présence du réalisateur Olivier Azam. En partenariat avec les Amis du Monde diplomatique Avignon.

Le samedi 14 janvier - Avant-première à 20h00 au cinéma Etoile Palace à VICHY. En présence du réalisateur Olivier Azam. Soirée organisée en partenariat avec ATTAC 03

Le dimanche 15 janvier 2017 – Avant-première à 18H00 au cinéma Le Rio à Clermont-Ferrand. En présence du réalisateur Olivier Azam et de Jeannot Oréglia (dit le "suisse")

Le lundi 16 janvier 2017 – Avant-première à 20H15 au cinéma le Club à Grenoble. En présence du réalisateur Olivier Azam et de Jeannot Oréglia (dit le "suisse"). En partenariat avec les Amis du Monde diplomatique 38

Le mercredi 18 janvier - Première à 20h à l’espace St-Michel à Paris. En présence du réalisateur Olivier Azam, de Pierre Blondeau (le buraliste) et de Maax (le barde), de la bande de la Cigale.
En partenariat avec les Amis du Monde Diplomatique 75.

Le jeudi 19 janvier - Première à 20h au cinéma les 7 Parnassiens à Paris En présence du réalisateur Olivier Azam, de Pierre Blondeau (le buraliste) et de Maax (le barde), de la bande de la Cigale.

Carte des projections

La carte sera mise à jour au fur et à mesure que les lieux et dates s’ajouteront...

Faut pas mollir  !


Bernard Lubat dans le doute...

Bernard Lubat dans le doute...

Et dans le doute, il y a de l’espoir... (vidéo)

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A l’occasion de la projection en avant-première de La cigale, le corbeau et les poulets à l’Estaminet à Uzeste pour le festival du nouvel an, voici un entretien filmé avec Bernard Lubat, citoyen d’art et d’essai, Amusicien poly-instrumentiste, musicien "épatati-pataphysicien anartiste anarchiste dégénéraliste cabadadaïste in situ-actionniste... comme il dit. Où l’on se demande si ça vaut la peine de tourner en rond, ou de tourner en bourrique.

Filmé par Olivier Azam et Laure Guillot, in extenso, le 30 décembre 2016 à l’Estaminet à Uzeste.

- Le site de la compagnie Lubat


La cigale tourne à Tournefeuille : Non à Val Tolosa !

La cigale tourne à Tournefeuille : Non à Val Tolosa !

Récit de la soirée de soutien au collectif NON A VAL TOLOSA à Utopia Tournefeuille avec la bande de la Cigale. Savez-vous ce qu’est un GPII ?

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Vendredi 16 décembre 2016, Cinéma Utopia Tournefeuille.

Savez-vous ce qu’est un GPII ? Cherchez pas, voici la réponse : Un Grand Projet Inutile et Imposé. C’est ce que dénonce le collectif NON A VAL TOLOSA (Gardarem la menude !), contre le projet de construction d’un méga centre commercial de Plaisance-du-Touch (Ouest Toulousain). Plus de dix ans que ce collectif de citoyens inépuisables lutte contre la destruction du coin, destruction de la nature, destruction des espèces protégées, destruction des commerces de proximité... Et qui plus est illégal, le premier permis de construire ayant été annulé par la justice. Mais les prédateurs ont la peau dure et la bagarre n’est pas gagnée car le mairie a, malgré tout, délivré un permis de destruction, d’où l’appel à une grande marche citoyenne du 17 décembre 2016.

- Lire le communiqué du collectif Non à Val Tolosa

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Marche citoyenne, Toulouse, le 17/12/16

Nos camarades d’Utopia Tournefeuille ont eu l’excellente idée d’organiser une rencontre autour de la diffusion de notre film La cigale, le corbeau et les poulets, telle une "veillée d’armes" en soutien à la marche et une très bonne occasion de créer des liens qui seront utiles pour les combats en cours. Les membres du collectif et la bande de la Cigale avaient beaucoup d’expériences à partager. Pierre Blondeau (le buraliste-écrivain), Jean Oréglia (dit "le suisse") et Alain Baret (le boucher-charcutier) étaient en très grande forme. L’échange fut intense, vif, pertinent... et on s’est fendu la gueule, ce qui ne gâche rien car on ne cesse de militer pour cette évidence : Le militantisme n’a de l’avenir que lorsqu’on se marre !

La salle était comble (désolé pour celles et ceux qui n’ont pas pu entrer, mais il y en aura d’autres, n’oubliez pas que le film sort nationalement le 18 janvier :

- Voir la programmation en cours)

Avant la séance, comme d’habitude, les vaillants héros de la bande de la Cigale distribuaient le dernier exemplaire de leur fameux feuillet d’opinion.

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Jeannot distribuant La Commune

Voici comment commence La Commune du jour (n°299) :

"Il y a un os dans la bougnette !
Le 11 novembre dernier, des tags ont fleuri autour du monument aux morts de Saint-Pons : « Non à la guerre… » Les autorités (mairie, gendarmes, Midi Libre…) s’en sont émues et ont immédiatement cherché quel était le « gaucho » coupable. Quelques jours après, d’autres barbouillages, racistes, haineux, anti-musulmans (genre : Islam dehors !) étaient peints sur les piles du pont de l’ex-gare ainsi que sur l’abri-bus des Marbrières. Là, contre toute attente, pas de réaction de quiconque… Que dalle !" (...) Lire la suite

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Commune obligatoire pour tous !

Puis, une dame du collectif nous a fait l’honneur de nous lire une fable qu’elle a écrite pour présenter le film (à découvrir en bas de cet article).

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Au premier plan : Le suisse qui dort près de Pierre B. Derrière : le boucher.

Comme d’habitude, la bande a voulu revoir le film.
Comme d’habitude, le suisse à ronflé.
Comme d’habitude, Pierrot lui a filé des coups de coudes.

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Encore dans le flou, le suisse s’est réveillé pour applaudir.

Ensuite, ce fût l’ovation pour la petite bande. Évidemment, c’est très touchant pour eux comme pour nous, de vivre ces moments là. Et, il faut bien l’avouer, c’est à la fois rassurant et encourageant pour tout le monde car dans les luttes réelles et nos rêves cinématographiques, on est sûr de rien, à part de douter tout le temps. Probablement, ces énergies déployées prennent tout leur sens quand elles s’expriment collectivement. Après la séance, la bande de la Cigale rependra la route pour aller ouvrir la boutique (le matin à 6 heures !) et nous vers la prochaine destination. Mais revenons à l’essentiel, le débat, où ont été discutés quelques points dont en voici le résumé de ceux que j’ai retenu pour l’instant, après une courte nuit de sommeil :

- La question de l’énergie éolienne : La bande de la Cigale se bagarre contre les éoliennes industrielles qui poussent comme des champignons dans le parc naturel du Languedoc, avec la complicité de certains élus et l’absence de concertation avec la population locale, entrainant de graves conséquences sur l’environnement. La question est cruciale car elle met en débat à la fois la nécessaire transition de la production d’énergie et la façon dont les capitalistes sans vergogne se sont emparés du dossier, se préoccupant de l’intérêt général comme d’une vieille paire de chaussettes trouées. Un échange d’arguments contradictoires entre Pierre Blondeau et un spectateur sur la question fut passionnant. Dans cette lutte anti-éolienne industrielle, généralement on tombe d’accord sur les pratiques inacceptables d’EDF Energies Nouvelles et de certains élus mais les industriels du big business écologique arrivent toute de même à faire passer l’idée qu’il n’y a pas d’autre alternative à cette alternative et le point de Godwin est atteint après la réplique qui tue : "Mais vous préférez une centrale nucléaire ?". Ce à quoi Pierre Blondeau et ses amis répondent qu’il n’y a toujours pas moins de centrales nucléaires en France et que si vous êtes tellement convaincu par les bienfaits de l’éolien industriel, vous pouvez toujours demander à EDF Energies Nouvelles qu’ils vous installent un parc dans votre jardin (si vous avez un jardin). La force de ces militants anti-éolien industriel est de proposer d’autres solutions et de faire avancer les débats en toute transparence. Des débats que refusent EDF Energies Nouvelles et les élus les plus hostiles à toute pratique réellement démocratique. Nous prendrons le temps plus tard de revenir en détail sur cette question aussi cruciale que stimulante.

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Jeannot Sancho Panza De Suisse

- Le pouvoir des médiocres est forcément clientéliste : Dans la salle, on s’est demandé comment certains élus pouvaient exercer autant de pouvoir sur la population. Pierre Blondeau a donné son explication, résultat de l’observation qu’il fait de la politique locale depuis bien longtemps. Il a vu comment des familles entières étaient tenues par des postes, des promesses, des petits services rendus, des menaces, qui constituent des raisons suffisantes à maintenir au pouvoir les plus habiles élus cumulards. Mais parfois, les choses tournent moins bien pour ces gros malins car leur absence de goût pour le partage les déconnecte totalement des réalités et des besoins de leur administrés... Et puis il y a l’arrivée des "migrants" d’autres régions, celles et ceux qui sont pas du coin et dont le foyer ne dépend pas tellement du bon vouloir d’un potentat local qui, du coup, perd un peu de son aura. Et puis il y a des gens courageux...

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Le boucher Alain Baret sous le regard médusé du Suisse

- L’alliance des forces citoyennes contre un Pouvoir aussi méprisant qu’imbécile : Pour la première fois, nous avions la chance d’avoir, aux côtés de Pierre Blondeau (le buraliste de la Cigale donc) et son compère Jeannot (’le Suisse"), Alain Baret, qui n’est pas seulement boucher-charcutier, mais président (entre autre), des boulistes de St-Pons, des chasseurs, et du syndicat des propriétaires forestiers privés... Un gars qui ’"n’est pas communiste" comme il le dit dans le film, mais qui s’est allié par nécessité et par sympathie à la bande de la Cigale face aux pratiques des petits califes locaux et de leurs sbires (menaces, sabotages, excréments déposés dans les véhicules, vols, tags, tir à l’arme à feu contre les domiciles des opposants-résistants... la liste est édifiante). Face aux injustices, des gens qui pourraient paraitre tellement éloignés se retrouvent sur "des bases républicaines", comme ils disent. Avec une telle pratique de la libre expression et de l’humour nécessaire à faire passer les tensions qui naissent des divergences, La Cigale est devenu au fil du temps un laboratoire exemplaire des luttes collectives et plus modestement, un lieu de vie.

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Sur la voiture de Alain Baret

- La prise de pouvoir des citoyens par les élections  : Pierre Blondeau a été deux fois candidat à la mairie de Saint-Pons-de-Thomières. A chaque fois, la liste dont il était le serviteur a été à deux doigts d’entrer au conseil municipal, mais le vote dit "utile" inhérent à notre système non proportionnel à deux tours (et si peu démocratique), l’en a empêché. Contre l’avis de certains de ses camarades libertaires, Pierre Blondeau maintient que la prise du pouvoir, même très partielle, est nécessaire pour qui veut réellement changer les choses pour les autres (et par pour soit... car Pierre Blondeau ne demande jamais rien pour lui-même !). Pierre Blondeau est candidat au près de "la France insoumise" pour les prochaines élections législatives. Les candidats seront désignés en janvier. A suivre...

O.A., le samedi 17 décembre 2016.

La présentation écrite et interprétée par Fabienne Lépineux de Non à Val Tolosa ! :

Maitre Corbeau quelque peu allumé
Envoie cartouches et mots timbrés
Au président et son gouvernement.
Sarkozy à l’époque si vaillant
Demande justice et châtiment.
"Y vont pas nous faire chier longtemps,
Si le coupable se cache obstinément
Je connais des trublions tout désignés
Que j’aimerais voir enfin coffrés !"
Sur ces paroles pour le moins explicites,
Les policiers s’équipent et s’invitent
Dans le village de Saint-Pons-de-Thomières
Armes et grenades en bandoulière.
Un buraliste et ses copains
Occupent déjà le terrain.
Dans la Cigale refont le monde
Trouvent que la Terre n’est pas bien ronde.
Leur journal La Commune
Est prêt à décrocher la lune,
Veilleurs de grains et de démocratie
Ils dénoncent des politiques ls idioties :
OGM, éoliennes et pesticides,
Projets aux odeurs bien putrides !
Nabot Léon reprend son discours perfide :
"C’en est assez de nous défier !
Il est temps de vous vilipender !
Pour tous vos sarcasmes vous allez payer"
Mais le corbeau enfin démasqué,
Les trublions à leurs actions sont retournés
Notre démocratie est de nouveau bien gardée
Vive les mutins de Pangée
Sans oublier Azam Olivier.


La cigale à Groland

La cigale à Groland

Récit de la fameuse séance de La cigale, le corbeau et les poulets au FIFIGROT (festival de Groland), American Cosmograph, Toulouse, le 22/09/2016

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Le jeudi 22 septembre, nous présentions La cigale, le corbeau et les poulets au FIFIGROT à Toulouse (Festival de Groland) dans une ambiance grolandaise donc :

On s’est bien marré dans les travées du Grovillage et les spectateurs aussi devant le film, ce qui est une bonne nouvelle pour la suite des aventures de la cigale au cinéma. D’autant que la veille, on avait fait une magnifique séance au ciné 3 à Bédarieux (merci Vaïana) avec une salle pleine à craquer, contenant une bonne partie des gens qui sont dans le film, puisque c’était dans le coin que ça se passe. Observer les réactions pendant et après les projections, c’est particulièrement excitant quand on a commencé à tourner six ans plus tôt dans le plus grand secret.

Il est profondément jubilatoire de constater que dans une extraordinaire communion fraternelle, les gens qui sont dans l’image et ceux qui sont devant réagissent aux mêmes endroits que ceux qui les ont faites et partagent leurs sentiments sur le sens de la vie et de la lutte finale. Rien que pour ça, c’est déjà gagné !

Pierre Blondeau (le buraliste-écrivain-militant infatigable) et Jeannot le suisse (le renard argenté) sont déjà très à l’aise dans les débats, puisque en vrai, c’est eux qui la vivent l’histoire qu’on raconte dans le film (qui est bien un documentaire pour répondre à celles et ceux qui n’en croient pas leurs yeux et leurs oreilles !). Merci à eux.

Les premiers spectateurs (les plus perspicaces !) ont remarqués les similitudes entre les protagonistes de notre film et les personnages dessinés d’une désormais très culte trilogie en BD Les Vieux Fourneaux...

... Et bien, dans cette séance à l’American Cosmograph, dans une foule presque anonyme, se trouvaient Paul Cauuet et Will Lupano, le dessinateur et le scénariste de la BD qui nous ont ensuite posté un message qu’on ne résiste pas à l’envie de vous faire partager tellement il nous a fait plaisir et que ça nous donne l’occasion de faire un peu les malins tellement il est sympa :

"Un petit bijou. Les Vieux Fourneaux existent ! Ils se battent, tous les jours, pour leur commune, pour la vérité, avec opiniâtreté et humanité. Leur histoire est incroyable. "

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Paul Cauuet, Will Lupano, Olivier Azam

Et nous attendons avec impatience le Tome 4 des Vieux Fourneaux qui est en cours !
Une info : Il parait que l’action se passe dans des ZAD...

Maax, Olivier, Zack, Jeannot, Pierre


Une cigale dans l'humanité

Une cigale dans l’humanité

La bande de la cigale était à la fête de l’Huma, où le film La cigale, le corbeau et les poulets a été projeté. Récit et lancement de la souscription.

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La bande de la cigale était à la fête de l’Huma, où La cigale, le corbeau et les poulets, le film d’Olivier Azam produit et distribué par Les Mutins de Pangée a été projeté.

L’accueil fût excellent pour La cigale, le corbeau et les poulets lors de l’avant-première à la fête de l’Huma en présence de l’équipe du film et de quelques énergumènes de la bande de la Cigale. Un des héros du film (et de la vie réelle), le buraliste Pierre Blondeau déclarait après l’ovation que leur a fait le public : "Cela m’a fait tout drôle… D’habitude, dans les réunions publiques où on intervient, on a plutôt l’habitude de se faire jeter des pierres !" Bien sûr, il voulait parler des nombreuses assemblées politiques et conseils municipaux où, avec ses camarades de la bande de la Cigale, ils empêchent les rond points de tourner en rond… Jeannot (dit "le renard argenté") n’a quant à lui rien déclaré du tout car il était aphone après trois jours de fête et de courants d’air. Maax a préféré chanter contre les ronds points et autres inventions faites "pour emmerder le peuple" comme dit sa chanson. Notre copine Marie-Hélène Boulard (célèbre syndicaliste et véritable héroïne de Merci Patron !) était là, en habituée des salles en délire, pour passer le relai et encourager la bande dans cette nouvelle aventure !

LANCEMENT DU SITE ET SOUSCRIPTION

A l’occasion de la fête de l’Huma nous avons lancé le site web du film :
lacigale-lefilm.fr

ainsi qu’une souscription publique pour la sortie du film au cinéma :

Souscription à prix libre à partir de 5 euros
Soit 1 euro par année de tournage !

Le film sortira au cinéma en janvier 2017. Le tournage a duré 5 ans et a été entièrement financé par la coopérative les Mutins de Pangée. Maintenant, nous souhaitons faire chanter la cigale le plus longtemps possible et pour ça nous préférons faire appel à vous plutôt qu’à des banquiers fourmis dans cette longue bataille qui s’annonce.

EN CADEAU, VOUS RECEVREZ LE DVD ! (lors de sa sortie en librairies)

5 euros, c’est juste le prix de pressage et d’envoi du Dvd, mais on a envie de tenter cette expérience de libre contribution sans exclure les moins argentés qui veulent quand même voir des bons films !
Si vous pouvez vous le permettre, toute somme supérieure à 5€ alimentera le budget de sortie du film. Et bien sûr, on compte sur la plus efficace des contributions : le bouche à oreille… Seule façon de compenser un peu l’absence de budget publicitaire !

- SOUSCRIRE (à partir de 5€)

Là-bas si j’y suis :

Vous pouvez ré-écouter L’Huma si j’y suis où Pierre Blondeau, Jeannot Oréglia (dit le renard argenté), Maax et Olivier Azam étaient invités par Daniel Mermet…

- Emission que vous pouvez écouter en libre-accès ici sur le site la-bas.org

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Là bas si j’y suis à l’Huma

Comme un bruit qui court :

« Rencontre avec les fichés S de la cellule 34 »
un reportage radio de Giv Anquetil

Rencontre, à la Fête de l’Huma, avec Jeannot dit « Le Suisse » et Pierre Blondeau. Ces deux curieux individus qui ont un moment été suspectés d’être membres d’une mystérieuse « cellule 34 » qui a eu fort à faire avec les services antiterroristes, sont aujourd’hui les personnages du nouveau documentaire d’Olivier Azam

- Comme un bruit qui court, Samedi à 16h sur France Inter