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Abonnement 2018

Abonnement 2018

Nous vous proposons un abonnement pour 5 nouveaux titres à paraître aux Editions des Mutins de Pangée en 2018. Ainsi, vous penserez à nous toute l’année ! Et pour que vous ne soyez pas en reste devant votre sapin de Noël, nous ajoutons un 6ème titre déjà paru : La Cigale, le corbeau et les poulets que (...)

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Nous vous proposons un abonnement pour 5 nouveaux titres à paraître aux Editions des Mutins de Pangée en 2018. Ainsi, vous penserez à nous toute l’année !
Et pour que vous ne soyez pas en reste devant votre sapin de Noël, nous ajoutons un 6ème titre déjà paru : La Cigale, le corbeau et les poulets que vous recevrez dès que vous commanderez.

Durée limitée : Jusqu’au 31 janvier 2018
Tarif : 100 euros au lieu de 154 euros (frais de port offerts)

CALENDRIER

- Dès la commande : La Cigale, le corbeau et les poulets
- MARS : Les pieds sur terre
- AVRIL : Les Groupes Medvedkine
- AVRIL : Si j’avais 4 dromadaires
- MAI : La mort se mérite
- SEPTEMBRE : Requiem for the american dream

1. La Cigale, le corbeau et les poulets (dès maintenant)

C’est l’histoire incroyable mais vraie d’une affaire de corbeau qui aura inquiété jusqu’à l’Elysée et fait débouler l’élite de la police antiterroriste dans un petit village de l’Hérault où une bande d’irréductibles papys résistent. De tous les combats, la joyeuse bande de la Cigale défend avec une opiniâtreté exceptionnelle le bien commun face à ceux qui ne voient la nature qu’en terme de spéculation. Une fable policière dans la France qui empêche les ronds points de trop tourner en rond. Réjouissant ! Revigorant !

Un film de Olivier Azam - sorti au cinéma le 18 janvier 2017
Durée : 96mn - Compléments : 60mn - Version sourds et malentendants
Prix public : 17€
Site du film

2. Les pieds sur terre (mars)

Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires sur-endettés venus chercher une autre vie, squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien. « Ici, disent-ils, on ne fait pas de la politique : on la vit. » Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l’aéroport et son monde.

Un film de Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller
Sorti au cinéma le 3 mai 2017
Durée : 80 mn - Compléments
Prix public : 17€
Site du film

3. Les groupes Medvedkine (avril)

Les 14 films des Groupes Medvedkine (1967-1974) réunis dans un coffret 3 dvd, accompagné d’un livret de 80 pages + le film "Le train en marche" dans lequel Alexandre Medevkine raconte l’histoire du ciné-train à Chris Marker, inédit en DVD.
Une coédition Iskra - Les Mutins de Pangée

Les groupes Medvedkine
"Une utopie où quelques dizaines d’ouvriers des usines Rhodiacéta de Besançon et Peugeot de Sochaux d’un côté et une poignée de cinéastes, réalisateurs et techniciens, de l’autre ont décidé, à cette époque-là qui n’est justement pas n’importe laquelle, de consacrer du temps, de la réflexion et du travail, à faire des films ensemble."
Bruno Muel.

Le coffret était épuisé depuis longtemps, cette réédition permet de découvrir des copies restaurées des films et un livre regroupant des textes qui éclairent les films dans leur contexte.

Les 15 films du coffret :

-  A bientôt, j’espère (Chris Marker et Mario Marret,1967-1968)
-  La charnière (1968)
-  Classe de lutte (1968)
-  Rhodia 4/8 (1969)
-  Nouvelle Société 5. « Kelton » (1969)
-  Nouvelle Société 6. « Biscuiterie Buller » (1969)
-  Nouvelle Société 7. « Augé découpage » (1970)
-  Lettre à mon ami Pol Cèbe (Michel Desrois, 1971)
-  Le traîneau-échelle (Jean-Pierre Thiébaud, 1971)
-  Sochaux, 11 juin 1968 (1970)
-  Les trois-quarts de la vie (1971)
-  Week-end à Sochaux (1971-1972)
-  Septembre chilien (Bruno Muel et Théo Robichet,1973)
-  Le train en marche (Chris Marker, 1973)
-  Avec le sang des autres (Bruno Muel, 1974)

Durée : 334mn - 3 DVD - Livret 80 Pages
Une coédition Iskra - Les Mutins de Pangée
Prix public : 45€

4. Si j’avais quatre dromadaires (avril)

Avec ses quatre dromadaires
Don Pedro d’Alfaroubeira
Courut le monde et l’admira.
Il fit ce que je voudrais faire
Si j’avais quatre dromadaires.

Guillaume Apollinaire, 1911

Une succession de 800 images fixes prises dans 26 pays entre 1955 et 1965, de Tokyo à La Havane, en passant par Pékin, Moscou, Stockholm, Rome et Paris... commentées par Chris Marker et ses amis en voix off.

Le film sera accompagné d’une sélection de 14 photographies magnifiques extraites du film sous forme d’un dépliant "accordéon".

Un film de Chris Marker
Une coédition Iskra - Les Mutins de Pangée
Durée : 49mn + 14 photos
Prix public : 25€

5. La mort se mérite (mai)

Disgressions avec Serge Livrozet

La Mort se Mérite brosse le portrait de Serge Livrozet, figure de la contre-culture française des années 70, ancien plombier, ancien perceur de coffres forts, fondateur avec Michel Foucault du Comité d’Action des Prisonniers, écrivain autodidacte et militant libertaire. Devant la caméra intimiste de Nicolas Drolc, cet "anarchiste qui n’aime pas les bombes" se laisse dresser le portrait en n’étant tendre ni avec lui-même, ni avec la vie et les plaisirs qu’il y recherche pour "rendre ce séjour merdique le moins désagréable possible".

Un film de Nicolas Drolc - sorti au cinéma le 20 septembre 2017
Durée : 90mn - Dvd sérigraphié en séries limitées (4 jaquettes différentes)
Inclus un Fac-similé du tract "Pourriture de justice" rédigé par Serge Livrozet
Prix public : 20€
Site du film

6. Requiem for the american dream (septembre)

Noam Chomsky et les 10 principes de concentration de richesse et du pouvoir.

Quatre années d’interviews, divisées en dix parties, sont rassemblées dans ce documentaire où Noam Chomsky s’exprime sur les mécanismes de concentration des richesses. Il expose avec limpidité les principes qui nous ont amenés au carrefour d’inégalités historiquement sans précédent en retraçant un demi-siècle de politiques conçues pour favoriser les plus riches.
Chomsky interroge aussi sa participation à la vie politique et revient sur son propre parcours "d’activiste". Il fournit l’aperçu pénétrant de ce qui peut bien être l’héritage durable de notre temps : la mort de la classe moyenne et le chant du cygne de la démocratie.

- Principe 1 : Réduire la démocratie
- Principe 2 : Modifier l’idéologie
- Principe 3 : Redessiner l’économie
- Principe 4 : Déplacer le fardeau
- Principe 5 : Attaquer la solidarité
- Principe 6 : Gérer les législateurs (régulateurs)
- Principe 7 : Manipuler les élections
- Principe 8 : Maîtriser la populace
- Principe 9 : Modeler le consentement
- Principe 10 : Marginaliser la population

Un film de Kelly Nyks, Peter D. Hutchinson, Jared P. Scott (2015)
Durée : 72mn - Compléments : 60mn - Version sourds et malentendants
Prix public : 17€
Site du film


La fête du poulet (vidéos)

La fête du poulet (vidéos)

Le samedi 2 septembre à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), avec la bande de la Cigale et des invités venus de partout.

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Le samedi 2 septembre à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault) avait lieu la 7ème fête du poulet, avec la bande de la Cigale, les Mutins de Pangée et des invités venus de partout, croisés sur la route des tournées du film La cigale, le corbeau et les poulets.

Origine de la fête : En 2009, des habitants de St-Pons-de-Thomières ont été perquisitionnés, certains embarqués et gardés à vue abusivement, dans la pitoyable affaire du corbeau de l’Hérault qui affolait les élus locaux jusqu’à l’Elysée... Parmi les suspects, la bande de La Cigale, qui fête désormais tous les ans à la même époque, le poulet !

LA MARCHE

PRISES DE PAROLES

VOIR TOUTES LES VIDEOS

- 01 Bienvenue à Saint-Pons-de-Thomières (Jean-Louis Garcia)
- 02 ZAD partout ! (Pierre Blondeau)
- 03 Tonnerre de Brest ! (Claude Arnal)
- 04 La pêche au gros (voyou) (Philippe Pascal)
- 05 Clin d’oeil et ciné (Jean-Louis Ribreau)
- 06 Les moulins avant, minuit passé... (Claude Arnal)
- 07 Ciao viva la Roya ! (Eric... de Fayence)
- 08 Réfugiés et résistances à Béziers (Jean-Philippe Turpin)
- 09 C’est la guerre ! (Aline Pailler)
- 10 Résistances grecques (Jacques Choukroun)
- 11 Boycott Désinvestissement Sanctions (Christophe Barnier)
- 12 La lourde présence de l’extrême droite à la Salvetat (Thierry Canals)
- D’où venez vous ? (Maax, Philippe, Zack)

REPORTAGE PHOTO SUR LA Fête du poulet 2017 (par AGB)

- Reportage France 3 à Saint-Pons à la sortie du film

La fête du poulet - photos : AGB

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Images : Aurélie M., Olivier A., Jean-François G. - Son : Brice G.
Musique : Maax, Philippe, Zack

RECIT DU WEEK-END

Le rassemblement avait lieu à la source du Jour à Saint-Pons-de-Thomières d’où est parti un cortège mené en tracteur, chevaux, traction avant...

LA MARCHE VERS LE POULAILLER

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Tintin portant la cage à poulets

Comme promis, ce fut un défilé corrosif et spectaculaire en souvenir de l’incarcération abusive des « gardés à vue » dans l’affaire du corbeau de l’Hérault, en 2009. Les gardés à vue firent une visite au poulailler, où la volaille avait préféré partir en balade à la campagne... Ce fut donc devant une grille fermée que fut trainé, enchaîné, l’ex-suspect numéro 1, le buraliste de La Cigale, Pierre Blondeau.

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Pierre Blondeau trainé jusqu’au poulailler
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Jeannot le suisse, Zack et Maax
dans la traction
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FFI
La traction des Forces de la France Insoumise du coin

PRISE DE PAROLES DES CIGALES ET DES INVITES

En plein air, à la source du Jaur, les Cigales et des invités croisés sur la route de la tournée du film ont témoigné de leurs expériences récentes de résistance citoyenne.

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A la source

CONCERT AVEC MAAX et ses invités

Ce fût encore un grand moment de chansons avec Maax et Philippe, de magie avec Zack, et la scène ouverte improvisée avec Hélène et Eric de Fayence, en chanson, en poésie, avec Claude Héliot, Claude Arnal, le marionnettiste Ahmad Ouedraogo... Une magnifique soirée devant plus de 150 personnes enchantées, qui dévoraient du poulet basquaise ou du couscous en sirotant le bon vin de la vigne, le vin de la région, que nous buvons, buvons... comme aime chanter Maax.

- Extraits à voir sur le Facebook des mutins

LA VISITE GUIDEE DES LIEUX DE TOURNAGE (ET DE VIE !)

La surprise du dimanche matin pour les rescapés de la veille (une quarantaine de vaillants) était la visite des lieux de tournage du film (La cigale, le cimetière, la mairie, etc.), par les protagonistes eux-mêmes, rejouant même les séquence du documentaire, comme si on était dans le documentaire en vrai... Incroyable ! Mieux que le cinéma en relief !

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Sur les décors du film
Jeannot le Suisse, nous guidant vers le cimetière d’un pas décidé.

Un petit poème de Maryvonne, quelques verres de vins et le tour se terminait devant la Marianne au chant (en entier) de l’Internationale, dont le boucher n’a toujours pas appris les paroles. Tout a été filmé et sera bientôt diffusé ici !

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Devant la Marianne
Alain Baret, le boucher, nous racontant une histoire mieux que Davinci code

LE DVD EN AVANT-PREMIERE

Les souscripteurs.trices ont eu la joie de retirer sur le stand des Mutins de Pangée le DVD DU FILM La cigale, le corbeau et les poulets (et ses nombreux compléments). Celles et ceux qui n’ont pas pu venir vont le recevoir très vite par la poste.

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Stand des mutins
Comme partout, le stand des mutins avec le dvd de la cigale, le corbeau et les poulets

Le DVD sortira officiellement pour la fête de l’Huma les 15-16-17 septembre, en librairies et sur lesmutins.org

CARTES POSTALES DE LA TOURNEE

Le film sur la bande de la Cigale a tourné partout en France pendant des mois... Voici quelques photos souvenirs de la grande tournée.

AFFICHE FETE DU POULET


Nouveautés DVD

Nouveautés DVD

Quelques nouvelles éditions disponibles en DVD sur notre boutique, dont notre super-production La cigale, le corbeau et les poulets, et des éditions de nos potes de CP Productions et Ciné-archives. La cigale, le corbeau et les poulet C’est l’histoire incroyable mais vraie d’une affaire de (...)

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Quelques nouvelles éditions disponibles en DVD sur notre boutique, dont notre super-production La cigale, le corbeau et les poulets, et des éditions de nos potes de CP Productions et Ciné-archives.

La cigale, le corbeau et les poulet


C’est l’histoire incroyable mais vraie d’une affaire de corbeau qui aura inquiété jusqu’à l’Elysée et fait débouler l’élite de la police antiterroriste dans un petit village de l’Hérault où une bande d’irréductibles papys résistent.

De tous les combats, la joyeuse bande de la Cigale défend avec une opiniâtreté exceptionnelle le bien commun face à ceux qui ne voient la nature qu’en terme de spéculation.

Une fable policière dans la France qui empêche les ronds points de trop tourner en rond. Réjouissant ! Revigorant !

La sociale

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connait aujourd’hui ?
70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ». D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

On revient de loin

Depuis 2007 en Équateur, le gouvernement de Rafael Correa a refusé de payer une partie de la dette publique, récupéré la souveraineté sur ses ressources naturelles face aux multinationales. Grâce à des politiques de redistribution, la pauvreté et les inégalités ont baissé fortement tandis que la classe moyenne a doublé en huit ans.

Pierre Carles, Nina Faure et leur équipe débarquent tout feu tout flamme dans ce nouvel Eldorado. En sillonnant le pays en ébullition, nos deux réalisateurs tirent des leçons parfois opposées de leur enquête : l’un voudrait que Correa vienne retaper la France, l’autre s’interroge sur la nécessité d’un homme providentiel.

Vivre à Ivry

Un DVD édité par ciné-archives

À partir d’une sélection de 17 films d’archives, ce DVD nous plonge dans l’histoire de la municipalité communiste d’Ivry entre 1935 et 1976.

Ces films donnent à voir les faits marquants du calendrier festif de la ville, de la traditionnelle kermesse au profit des colonies de vacances, jusqu’aux cavalcades et fêtes de l’Avant-Garde, en passant par la visite triomphale de Youri Gagarine en 1963. Une ville qui connut également un renouveau urbanistique profond dans les années 1970 sous la conduite des architectes Jean Renaudie et Renée Gailhoustet. Ces films témoignent de la place singulière occupée par Ivry dans l’histoire de la France rouge : ville phare de la banlieue, Ivry est aussi la terre d’élection de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, ce qui l’impose de fait comme la capitale du communisme français.


Les Mutins à la Fête de l'Huma

Les Mutins à la Fête de l’Huma

Comme tous les ans, venez nous retrouver sur le stand que nous partageons avec les éditions Agone face au stand de Là-bas si j’y suis, pendant les trois jours de la fête, les 15-16-17 septembre à la Courneuve. L’équipe des mutins de Pangée, les réalisateurs-trices, les copain(ine)s, notamment les (...)

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Comme tous les ans, venez nous retrouver sur le stand que nous partageons avec les éditions Agone face au stand de Là-bas si j’y suis, pendant les trois jours de la fête, les 15-16-17 septembre à la Courneuve.

L’équipe des mutins de Pangée, les réalisateurs-trices, les copain(ine)s, notamment les ami(e)s belges des Editions du Cerisier (qui viennent spécialement de Bruxelles) et une partie de la fameuse bande de La Cigale (Jeannot le Suisse, Maax, Pierre Blondeau et monsieur loyal Jean Louis), seront sur le stand pour discuter avec vous et boire des coups !

CHAMBOULE TOUT

Le président Macron est allé le dire chez les Grecs : " Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes !"... ça tombe bien, les fainéants, les cyniques et les extrêmes ne cèderont rien à Macron... Et pour s’entrainer, un grand jeu sur le stand des mutins.

Où nous trouver ?

Pour l’accès à la fête, tout est là : Infos pratiques du site officiel de la fête. Et nous serons au coeur de la Grande Halle Léo Ferré, espace disquaire (Entrée 3S24), en face du stand de Là-bas si j’y suis. Direct par l’entrée du Bourget.

Nouvelles éditions à découvrir sur notre stand

En plus des éditions de notre catalogue deux nouveautés seront disponibles sur notre stand :

La Cigale le corbeau et les poulets : le Dvd est enfin prêt (avec plein de compléments) ! Les souscripteurs pourront le récupérer directement sur notre stand et pour les autres, nous le posterons en début de semaine.
Vous pourrez vous faire dédicacer le Dvd et l’affiche du film par la Bande de la Cigale qui sera présente sur notre stand : Jeannot le Suisse (à 100% dans ses souliers), Maax, Pierre Blondeau et monsieur loyal Jean Louis.

L’équipe du film La Sociale ainsi que son réalisateur Gilles Perret seront à la Fête de l’Huma pour une grande projection de rattrapage le samedi 16 septembre, 15h15, Halle Léo ferré, en présence de Gilles Perret. Vous pourrez retrouver le Dvd (édité par C-P Productions) sur notre stand et à l’issue de la projection.

DVD à tarifs spéciaux sur le stand

Et bien sûr, entre deux verres de rhum, vous retrouverez sur le stand toutes nos éditions et bien plus, à un Tarif spécial extrêmement pas cher pour la fête des fainéants, rien que pour vous, tas de feignasses ! (prévoyez de repartir chargés donc... dans tours les sens du terme. )

On vous attend de pied ferme !


Les bonnes recettes de la Cigale

Les bonnes recettes de la Cigale

Dans notre film La cigale, le corbeau et les poulets, nous avons suivi cette bande de « papys de l’Hérault », comme disent les jeunes ZADistes du coin. Cette bande que les spectateurs trouvent très stimulante et qui « donne envie de lutter » nous (...)

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Dans notre film La cigale, le corbeau et les poulets (sorti au cinéma en début d’année et en dvd en septembre), nous avons suivi cette bande de « papys de l’Hérault », comme disent les jeunes ZADistes du coin. Cette bande que les spectateurs trouvent très stimulante et qui « donne envie de lutter » nous dit-on. C’est un beau projet… Mais comment s’y prendre demandent parfois les spectateurs les plus motivés parmi les moins expérimentés ? Voici quelques éléments glanés à la Cigale.

1. Une bande

Avec le temps, au fil des premières luttes locales et des rencontres, ils constituent désormais une « bande ». Selon les moments, plus ou moins dense, entre ceux qui partent à l’hosto, les engueulades, les réconciliations, les nouvelles rencontres, les histoires d’amour. C’est comme dans toutes les bandes… Mais celle-là est particulièrement coriace, durable, drôle et pleine de générosité. L’humanité, en quelque sorte. Et il faut bien l’admettre, il y a un personnage central, au caractère bien trempé, au grand cœur, celui qui fait le lien entre tous, parce qu’il a pris ce rôle ou qu’on le lui a donné et que ça convient à tout le monde, le buraliste : Pierre Blondeau.

2. La publication d’un feuillet d’opinion

Pierre Blondeau est le « plumitif » de la bande, le principal auteur qui signe des lettres et des courts articles aussi bien écrits et drôles qu’informatifs, publiés dans La Commune, « feuillet d’opinion du saint-ponais prolétarien » qui, fin décembre 2016, avait atteint le nombre de 300 numéros, à raison d’un tous les 15 jours, objectif que c’était fixé Pierre quand ils ont commencé (tous les numéros sont lisibles ici : http://la-commune.over-blog.com)

Ce feuillet est un véritable vilain petit canard déchainé, photocopié à la demande quand on passe au bureau de tabac presse La Cigale, mais aussi distribué sur le marché et de temps en temps dans les boites à lettres. La grande idée de Pierre Blondeau a été, depuis le début, d’envoyer un exemplaire, accompagné d’une lettre personnalisée et signée, à chaque responsable politique nommément interpelé dans La Commune, du président de la République à l’élu local, ainsi qu’aux préfets, aux gendarmes, sans oublier les plus hauts gradés afin d’être sûr que l’information remonte bien et redescende ensuite. La publication de La Commune, constitue la colonne vertébrale de la bande de La Cigale, en créant un rendez-vous régulier et très attendu par la population et qui a souvent obtenu des résultats, sans jamais tomber dans la diffamation.
Ce véritable organe de presse, au ton pamphlétaire, a gagné sa crédibilité sur le temps par sa rigueur, des informations vérifiées de visu et recoupées, un regard toujours partagé et discuté à plusieurs et un grand sens des responsabilités et de l’empêchement de tourner en rond. A la Cigale, on préfère le « tourner en bourrique ».
La bande de la Cigale n’a rien inventé mais à l’heure où les publications sont de plus en plus individuelles, immédiates et cédées à la seule toile internet dans laquelle on se noie et on disparait, il est utile de rappeler que ce modèle apporte plusieurs avantages :

- Informer la population non connectée des turpitudes du village et des décisions des élus
- Développer sa créativité collectivement. Plusieurs individus trouvent leur rôle dans le feuillet en donnant des informations qui nourrissent les articles, des photos, en participant à la saisie informatique, aux corrections, la mise en page, l’impression, la distribution…
- Engager la conversation avec les autres habitants au-delà des clivages, notamment au moment de la distribution sur les marchés.

3.Un lieu populaire

La Cigale est un bureau de tabac, presse et librairie « régionaliste » puis finalement généraliste où l’on peut trouver des tas de bouquins au fil des rencontres et des lectures du buraliste, des épiciers de Tarnac aux apiculteurs du coin en passant par des livres pour enfants ou des grands classiques de la littérature… On peut même y trouver les dvds des Mutins de Pangée et le livre de François Fillon ! La Cigale est bien placée, puisqu’elle est sur la route principale qui traverse Saint-Pons-de-Thomières, ce village d’environ 2000 âmes au cœur de la vallée du Jaur, dans les hauts cantons de l’Hérault. Autrement dit un endroit de passage… Et le fait qu’il s’agisse d’un bureau de tabac-presse est une contrainte qui s’est vite transformée en force, grâce au génie du lieu, Pierre Blondeau, le buraliste donc. Car depuis des années qu’il ouvre, à partir de six heures du matin, tout Saint-Pons a défilé dans sa boutique, au départ pour acheter des clopes, gratter des jeux, bouffer des bonbons, lire le Midi Libre… Et ceux qui n’ont pas fui chez la concurrence, y rencontrent d’autres gens, d’autres idées, le contraire de l’entre soi, le avec les autres.
Il y a aussi la terrasse, quand « on passe derrière », où ont lieu les réunions, les apéros, les fêtes au rythme des chansons du talentueux barde Maax, qui met une ambiance du tonnerre. Un matin, un gendarme est passé derrière sans rien demander. Alors que le buraliste était aux toilettes, il s’est installé tranquillement à la table avant de demander un café. Pas avare ni rancunier, Pierre Blondeau lui a servi en lui signalant que c’était offert par la maison mais qu’ici, ce n’était pas un bistrot ! Quoi qu’elle en soit, ou quelle paraisse être, La Cigale est un endroit chaleureux, où on a envie de passer et c’est une des clefs de la réussite de cette désormais fameuse bande de papys résistants.
Quelques précautions d’usage cependant si vous voulez passer les voir : ne rodez pas dans la boutique en prenant des photos en cachette car on pourrait vous prendre pour un poulet… Soyez indulgent avec le buraliste si vous le voyez somnoler sur son tabouret et n’oubliez jamais qu’il s’est levé à 5h du mat et souvent couché à peine deux heures avant, entre deux réunions, deux débats, deux manifestations, deux actions coup de poing…

4.Un principe de solidarité

La Cigale est le siège de toutes les causes, perdues ou gagnées, mais des causes à défendre en tout cas. Secours Populaire, BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), section de la Ligue des droits de l’homme, défense du patrimoine saint ponais, comité de soutien au DAL, solidarité avec le peuple palestinien (notamment par la vente solidaire de produits palestiniens) et Pierre Blondeau y exerce aussi la fonction d’écrivain public bénévole, pour aider toutes celles et ceux qui ne savent pas écrire une lettre administrative par exemple, allant même s’il le faut jusqu’à appeler directement la gendarmerie… en général pour engueuler les gendarmes s’ils n’ont pas fait leur boulot ! Des lettres, des coups de mains en tout genre, un repas chaud quand c’est possible, voir même un matelas et une douche quand un migrant, un exclu, un galérien passe par là…

5. Des lanceurs d’alertes du local au global.

La bande de la Cigale intervient sur tous les fronts, car c’est bien sûr sur tous les fronts qu’il faut résister. Tous à la fois ! Contre l’impérialisme et le capitalisme financier international, pour une préservation de la planète et de ses habitants en général, mais aussi localement contre la destruction du coin par les gros prédateurs sans foi ni loi. Et les luttes locales contre des adversaires connus et proches sont souvent biens plus rudes que les grandes luttes lointaines contre un dictateur étranger que vous n’aurez jamais l’occasion de croiser dans la rue et dont vous n’aurez heureusement pas à fréquenter les geôles. En son pays, même en « démocratie », on risque aussi de prendre des coups. Car les adversaires ne sont pas toujours aussi réglos que vous et trouvent parfois des moyens de pression sur vous et votre famille, surtout si l’un de vos proches en dépend, dans son travail par exemple.
Alors pour bien mener ses batailles, la bande de la Cigale a constaté qu’il était indispensable de ne pas s’isoler et de parler à toutes celles et ceux qui luttent dans la zone, coordonner ses expériences et ses analyses, en mettant parfois son drapeau dans la poche. Il y a surtout cette conscience du bien commun et l’idée qu’on ne lutte pas que pour sa paroisse en reportant le problème sur le voisin. Dans la grande lutte victorieuse contre le projet de méga décharge (SITA), les opposants avaient pondu des propositions alternatives non polluantes, avec traitement du compost, etc. (non retenus par les élus). Dans la lutte contre les éoliennes industrielles qui poussent sur le parc naturel du Haut Languedoc comme des champignons hallucinogènes, sans concertation, il ne s’agit pas de tout refuser en bloc ou de s’en remettre totalement à la production nucléaire mais de se bagarrer pour une reprise en main par les citoyens de la production locale d’énergie. Et quand on demande à la bande de la Cigale : «  Pourquoi vous ne militez pas pour la déviation des camions ? » (plus de 1000 camions traversent tous les jours Saint-Pons-de-Thomières). La réponse est sans équivoque : Pas question de reporter le problème sur les communes voisines, il faut développer le transport ferroviaire et inciter les camions à rouler sur les autoroutes plutôt que de traverser les petits villages parce que leur patrons ne veulent pas passer au péage. Agir local mais penser global.

6. Un principe de dialogue et de libre expression

Pierre Blondeau dit toujours qu’il n’a pas beaucoup de certitudes mais beaucoup de convictions. A la Cigale, on discute de tout et avec tout le monde. C’est un principe que de causer avec tout le monde, même si c’est long, même si ça fait du bruit, même si on doit s’engueuler, car un jour on se réconciliera. Pour autant que nous avons pu observer la bande, il y a chez beaucoup d’entre eux une grande faculté d’écoute et de dialogue… Pierre Blondeau parle même avec les forces de l’ordre, même avec les gens d’un autre bord quand la situation se présente. Puisque ces gens sont bien là, et que le monde est trop petit pour les contourner, Pierre Blondeau est convaincu qu’on ne change pas le monde en restant isolé dans son coin avec ses certitudes et son petit confort intellectuel et qu’il faut prendre les choses à bras le corps, sabre au clair s’il le faut. Il se pourrait bien que la raison soit de son côté.

7. Beaucoup d’humour et de plaisir

C’est la clef de la persévérance et de l’opiniâtreté exceptionnelle qui anime la bande de la Cigale. Le plaisir d’être en bande, de déconner, de faire des bouffes, de picoler ensemble, de chanter, danser… De ne jamais oublié le principe de la célèbre anarchiste Emma Goldman : « Je ne ferai jamais partie de votre révolution si je ne peux pas danser ».

O.A, 17 février 2017.


Rassemblement des Glières 19, 20 et 21 mai

Rassemblement des Glières 19, 20 et 21 mai

Voilà dix ans que des citoyens se rassemblent dans ce lieu historique de la résistance de la Haute Savoie. Cette année encore, plein de débats, rencontres, concerts, projections... et l’occasion (entre autres) de retrouver la bande de la Cigale, ainsi qu’une partie de l’équipe des Mutins de (...)

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Paroles de résistances

Voilà dix ans que des citoyens se rassemblent dans ce lieu historique de la résistance de la Haute Savoie. Cette année encore, plein de débats, rencontres, concerts, projections... et l’occasion (entre autres) de retrouver la bande de la Cigale, ainsi qu’une partie de l’équipe des Mutins de Pangée.

Le programme

- Soirée d’ouverture vendredi 19 mai, 20h, salle du Parnal (Thorens-Glières) "Résistantes !" par la compagnie "C’était demain". Réservation par mail conseillée. COMPLET

- Le samedi, accueil à 9h00 avec les premiers extraits du nouveau film de Gilles Perret (en sa présence), et café en musique à 10h00.

- Les débats du samedi, à partir de 10h30 salle Tom Morel et alentours. (Thorens-Glières) (en savoir plus)

- La présence de Kaddour Hadadi dit HK, et de ses musiciens pour une rencontre-concert inédite ! Pas de réservation (20h30, salle Tom Morel).

- Les films, samedi dès 9h00 et dimanche après-midi au cinéma Le Parnal (Thorens-Glières)

- Et aussi tout au long de la journée du samedi...

- Les prises de paroles du dimanche, au plateau des Glières à 10h30

Voir ici pour plus de détails : http://www.citoyens-resistants.fr

PDF - 8.1 Mo

Films au cinéma Le Parnal de Thorens-Glières

Samedi 20 mai, en présence des réalisateurs :

- 9h00 : premiers extraits du nouveau film de Gilles Perret.

- 10h30 « Liquidation totale » de Hélène Desplanques. 52’’.

- 14h00 « Les pieds sur terre » de Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller. 1h22’’

- 17h00 « Le siège » de Patrick Chauvel et Rémy Ourdan. 1h30’’

- 20h00 « La cigale, le corbeau et les poulets » d’Olivier Azam. 1h35’’ en présence du réalisateur mais aussi de Pierre Blondeau et de Jeannot Oréglia (dit "le suisse") de la bande de la Cigale et de Laure Guillot (Les Mutins de Pangée)

Dimanche 21 mai :

- 15h00 « Algérie du possible » de Viviane Candas. 1h22’’ En présence de Jacques Pradel, président de l’Association des Pieds Noirs Progressistes et de leurs Amis.

- 17h00 : premiers extraits du nouveau film de Gilles Perret, en sa présence.


Cartes postales de la cigale en tournée

Cartes postales de la cigale en tournée

L’album des photos autour de la tournée de La cigale, le corbeau et les poulets dans les salles de cinéma.

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La cigale, le corbeau et les poulets


La cigale, le corbeau et les poulets : où voir le film ?

La cigale, le corbeau et les poulets : où voir le film ?

Où voir le film, les débats...

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La cigale, le corbeau et les poulets est donc à l’affiche dans certaines salles depuis le 18 janvier et d’autres salles arrivent... Mais on compte sur vous pour nous aider à trouver des nouvelles salles encore, en parlant du film à votre cinéma préféré !

Où voir le film en avril et en mai ?

  • 26 avril au 2 mai : ALBI - Scène nationale
  • 28 avril : CROZON - Cinéma le Rex - Suivi d’un débat avec la LDH
  • 3 au 9 mai : VAISON LA ROMAINE - Cinéma le Florian
  • 5 mai : LIÈGE - Festival policier
  • 5 mai : BRESSOLS - Cinéma La muse - Suivi d’un débat avec ATTAC 82 et Pierre Blondeau de la bande de la Cigale
  • 6 mai : BRUXELLES - Pianofabriek - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 18 mai : SAINTE MAXIME - Cinéma Marcel Pagnol - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 18 mai : SAINT MICHEL DE MAURIENNE - Cinéma Le Savoie - En partenariat avec la CGT
  • 18 mai : GRAMAT - Cinéma l’Atelier - Suivi d’un débat avec Maax de la bande de la Cigale
  • 19 mai : FREJUS - Cinéma le Vox - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 19 mai : DRAGUIGNAN - Cinéma CGR - Suivi d’un débat avec le réalisateur
  • 20 mai : THORENS GLIÈRES - Cinéma le Parnal - En présence de la bande de la Cigale et du réalisateur - Dans le cadre du festival Paroles de Résistances
  • 21 mai : ANNEMASSE - Cinéma Actuel - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.
  • 22 mai : GENÈVE - Cinéma le Spoutnik - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.
  • 23 mai : LAUSANNE - Zinéma - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.Et projections régulières du 24 au 30 mai.
  • 24 mai : EVIAN LES BAINS - Cinéma le Royal - Suivi d’un débat avec Jean Oréglia, dit "Le Suisse" ou encore "Le renard argenté" de la bande de la Cigale.
  • 31 mai : VILLENEUVE D’ASCQ - Cinéma le Méliès - Suivi d’un débat avec le réalisateur et an partenariat avec les AMD 59.

- Toute la programmation est sur lacigale-lefilm.fr

LA CARTE


L'avant-première à Saint-Pons-de-Thomières (village du tournage)

L’avant-première à Saint-Pons-de-Thomières (village du tournage)

Vendredi 6 janvier 2017. La Cigale est en ébullition. Ce soir c’est l’avant-première à Saint-Pons-de-Thomières au cinéma Star, à quelques mètres à peine du bureau de tabac.

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Vendredi 6 janvier 2017. La Cigale est en ébullition. Ce soir c’est l’avant-première à Saint-Pons-de-Thomières, et tout le week-end, au cinéma Star, à quelques mètres à peine du bureau de tabac. Le cinéma donne sur le fameux rond point où la bande organise toutes les manifestations et les grèves générales.

La presse est là. Midi libre et France 3 s’apprêtent, comme nous, à filmer le feu d’artifice de lancement. Et comme toujours, ça se passe sur la terrasse de La Cigale. Pierre Blondeau a sorti sa collection de couvre-chefs de l’Armée rouge : Bonnet pour lui, large casquette pour Tintin, casque de tankiste pour Marcel, casque lourd pour Jeannot (dit "le Suisse" ou "le renard argenté") qui s’est chargé de trouver les munitions.
Nous apprenons que la bande de Kléber Mesquida a choisi justement ce soir d’avant-première pour réunir la « com-com » à quelques mètres de là... Ils vont être servis !
Dans un apparent désordre, la bande se relaye pour mettre le feu aux poudres. Les allumettes du Suisse ne fonctionnent pas, on n’a pas le temps d’avoir peur qu’il foute le feu à sa chevelure de renard argenté que la première salve d’artillerie retentit. La mèche était courte et ça pète dans tous les sens. Devant le vacarme, nos caméras vacillent un instant. Les pétards partent dans tous les sens. On s’attend à entendre gueuler les voisins mais ils ont l’habitude et les plus proches semblent saluer la fin du feu d’artifice. Aucune réaction du côté de la réunion de la « com-com », où l’on commence aussi à avoir l’habitude… Le Suisse veut en remettre une couche. Il a trouvé un ballon directement venu de « Chine populaire » qui est censé s’envoler quand on l’allume. Tous aux abris ! Heureusement, Jeannot a craqué toutes les allumettes. On est sauvé. Le ballon chinois brulera pour une prochaine occasion. On boit un verre de l’amitié, parce que de l’amitié, il y en a beaucoup par ici.

Au cinéma de Saint-Pons, les séances ne désempliront pas du week-end. Il faudra même rajouter une séance pour ceux qui n’ont pas pu entrer, dont le nouveau maire, un des seuls élus de la région à avoir répondu à l’invitation. Pierre Blondeau déplore que ni son ennemi intime, ni les gendarmes, ni les RG, n’aient répondu à ses invitations cordiales à venir débattre. C’est comme ça… On leur enverra un dvd quand il sortira. En attendant nous savourons cette petite victoire que constitue la projection publique du film là où nous l’avons tourné pendant six ans après l’affaire du corbeau qui avait bouleversé le village.

Parmi les spectateurs, beaucoup de Saint-Ponais. Jamais salle ne fut aussi pleine nous dit-on. Des gens peu habitués à venir au cinéma nous régalent de leurs commentaires pendant la projection. Un public populaire qui a déserté les salles de cinéma depuis bien longtemps, des gens plus habitués à la télé, comme Bernard, sur le siège voisin, qui a gagné sa place contre une bourriche d’huîtres, une bouteille de vin blanc et un citron. Il ne s’attendait à rien de particulier et pourtant il saute de joie sur son siège à chaque apparition d’une de ces figures déjà célèbres du village. A la fin, il nous montre son bras : « J’ai eu la chair de poule tout le film, tellement ils sont bons ceux là ! ». Bernard ne sera pas le dernier au verre de l’amitié.
A chaque nouvelle séance, Jean-Louis présente les protagonistes. Il est le « Monsieur loyal » chargé d’animés les débats parce qu’il est né ici et connaît tout le monde. Il pourrait devenir présentateur de télé celui-là tellement il le fait bien. La bande de la Cigale a décidé de rester dans la salle et de ne pas venir à la tribune afin de « ne pas se mettre en avant » me dit Pierre Blondeau qui, décidément, reste aussi humble qu’il l’a été pendant toutes ces années où nous l’avons côtoyé.
A la première séance, je nous sens tous un peu tendus face à la réaction du village mais tout se détend très vite dès les premiers « fou-rires » et les applaudissements au générique. Maax (le troubadour) entame quelques chansons. « Résistance, résistance ! » La salle tape des mains, c’est la fête ! On a même droit à un tour de magie de Zack le magicien, comme au bon vieux temps des attractions au cinéma.

Les débats sont excellents. Mais c’est toujours en « off » que les plus timides s’expriment et certains viennent nous voir en nous disant : « On a mieux compris à quel point leurs coups de gueules sont cohérents... ». Une vielle dame précise : « Je ne suis pas une sympathisante, nous ne sommes pas du même bord, mais je les ai toujours soutenus et je continuerai à les soutenir ! ». Nous sommes comblés. Si la tournée devait déjà s’arrêter là, c’est déjà pas mal ! Sur le rond-point, la bande de la Cigale a collé la grande affiche du film. Personne n’osera la décrocher.


Des nouvelles de la souscription (et du CNC)

Des nouvelles de la souscription (et du CNC)

Depuis mercredi 18 janvier, notre film La cigale, le corbeau et les poulets est donc sorti sur les écrans. Comme par miracle nous distribuons ce film avec notre coopérative, en totale auto-production... Et comme toujours, sans subvention, ni à la distribution ni la fameuse avance sur recette, ni (...)

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Depuis mercredi 18 janvier, notre film La cigale, le corbeau et les poulets est donc sorti sur les écrans.

Comme par miracle nous distribuons ce film avec notre coopérative, en totale auto-production... Et comme toujours, sans subvention, ni à la distribution ni la fameuse avance sur recette, ni avant ni après réalisation du Centre National du Cinéma... Notre dernière chance s’est évaporée le jour même de la sortie nationale et les arguments de la commission de professionnels qui décident arbitrairement du sort de nos films sont toujours les mêmes, contre l’avis de tous les spectateurs, de tous les programmateurs et de presque toute la presse : Ce que nous faisons "n’est pas du cinéma" ! Qu’est-ce que c’est alors ? On ne sait pas...

En tout cas, on vous encourage à continuer à venir voir en masse cet OVNI et à nous aider à compenser cette absence d’aide publique via la souscription que nous sommes donc forcés de prolonger afin de pouvoir continuer à le distribuer le mieux possible. Merci pour votre aide qui ne cesse de s’amplifier de jour en jour.

Pour souscrire, c’est par ici (à prix libre à partir de 5 euros, et vous recevrez le dvd du film début septembre) :

- Suivre l’avancée de la souscription et son utilisation.