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Deux radios libres, deux façons de libérer la parole

A la fin des années 70, dix ans après l’explosion de Mai 68, la France va connaitre une bulle de liberté d’expression... qui va vite être reprise en main par la Haute Autorité (ancêtre du CSA) et du nouveau pouvoir PS à qui tout ça ne plaisait pas beaucoup une fois aux affaires... Avec ces deux films, on voit à quel point l’époque a changée. Plus rien de tout ça n’est envisageable de cette manière aujourd’hui, ni sur les ondes ni sur la toile mais un bouffée de liberté peut parfois donner le goût de sa quête. Deux documents historiques témoins de cette époque.

Lorraine coeur d’acier

C’est dans le contexte de la fermeture des usines sidérurgiques de Longwy que le 17 mars 1979 on peut entendre la première émission de Lorraine Cœur d’Acier, "une radio créée par la CGT et mise à disposition de toute la population de la Lorraine en lutte, pour défendre ses emplois, son patrimoine industriel et humain". C’est à partir de la mairie de Longwy-Haut que Lorraine Cœur d’Acier, radio pirate, sera au centre de cette expérience collective de libération de la parole qui dura un an et demi.

- Lorraine coeur d’acier

Carbone 14

Au début des années 80, le monopole d’Etat sur la radiodiffusion explose et des centaines de radios libres investissent la bande FM. Dans cet élan de liberté, la radio Carbone 14 émet pour la première fois sur Paris le 14 décembre 1981. Elle va connaître un succès grandissant avant d’être interdite par l’Etat en 1983.
« Du sexe, du sang, des conneries », la radio revendique son côté irrespectueux. Le film rend compte de l’ambiance survoltée de cette radio hors-norme qui comptait parmi ses animateurs : Supernana, Jean-Yves Lafesse, David Grossexe, Robert Lehaineux, José Lopez...

- Carbone 14, le film. ((1h08 – Jean-François Galotte et Joelle Malberg)

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Jean-François Gallotte - Joëlle Malberg et Michel Fiszbin (photo de tournage)

Les films du cycle