On lit souvent que les textes de Couté sont écrits pour être dit, ce n’est qu’en partie vraie. Si tous les témoignages disent que Couté disait ses textes ; en parallèle il avait son compositeur attitré – Léo Daniderff – Tous les textes publiés dans la Guerre Sociale ont été écrits pour être chantés sur l’air de…
C’est sans doute pour cette raison que tant d’interprète ont pu le chanter, Edith Piaf en 1936, Monique Morelli en 1963 ; et à partir de 1976 Vania Adrien Sens, Gérard Pierron, Jacques Florencie, Marc Robine, Claude Antonini et tant d’autres…
Si ces textes sont toujours dits et mis en musique à la veille du centenaire de sa mort c’est sans doute à cause de l’actualité des thèmes qu’il aborde, les peineux (on dirait aujourd’hui les travailleurs pauvres ou les SDF) et la liste serait trop longue pour la mettre ici.
C’est encore par la qualité de ses œuvres, par la technique poétique qu’il maîtrisait parfaitement et par la qualité des images qu’il utilisait.
Quand les gars du Petit Crème décidèrent de mettre en musique sur des compositions personnelles les textes de Couté ce fut pour ces raisons là qu’ils le firent ; et parce que les idées de Couté s’accordaient aux leurs. La même raison les incite à reprendre François Béranger.
Leur musique va chercher sa source aux confins du blues, du folk américain, du jazz, de la chanson française. Elle reste difficilement définissable car fusion de trop d’éléments différents pour rentrer dans une case.
Leur souhait est que ces compositions soient au service des textes de Couté, et que ses mots restent en avant.