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Avec le sang des autres

Le film fait partie du coffret Les groupes Medvedkine et est aussi disponible en VOD et téléchargement

Le film

Une descente aux enfers. La chaîne chez Peugeot. Son direct et image simple, assourdissante image.

C’est là l’essentiel de l’empire Peugeot : l’exploitation à outrance du travail humain ; et en dehors, cela continue. Ville, magasins, supermarchés, bus, distractions, vacances, logement, la ville elle-même : horizon Peugeot.

On parcourt le circuit, tout est ramené à la famille Peugeot.

C’est pas simple de décrire une chaîne...

"Ce qui est dur en fin de compte, c’est d’avoir un métier dans les mains. Moi je vois, je suis ajusteur, j’ai fait trois ans d’ajustage, pendant trois ans j’ai été premier à l’école... Et puis qu’est-ce que j’en ai fait ? Au bout de cinq ans, je ne peux plus me servir de mes mains, j’ai mal aux mains, j’ai mal aux mains..."
Christian Corouge dans Avec le sang des autres.

Les groupes Medvedkine

Février 1967 : Chris Marker et Mario Marret commencent le tournage de A bientôt j’espère pendant la grève dans les usines de la Rhodiacéta de Besançon.

Un an plus tard, lors de la projection du film, les ouvriers exprimèrent leurs opinions, certains jugeant le film trop romantique. Chris Marker tire alors la conclusion qu’un véritable cinéma militant ne peut être en définitive que celui qui serait réalisé par les ouvriers eux-mêmes.

Très vite au sein du collectif SLON se constitue un groupe de cinéastes militants qui entreprit de former ces ouvriers aux techniques cinématographiques.

Les groupes Medvedkine de Besançon puis de Sochaux étaient nés

Bruno Muel par René Vautier

Sur tous les points chauds du monde, il pointe son objectif et témoigne. L’Algérie ? Il est l’œil de Marceline Lorridan filmant la première année de l’indépendance. Le Kurdistan ? Caméra au poing, il est au côté des résistants de Barzani ; il accompagne les Palestiniens, rentrant avec eux dans leur pays qui leur est interdit ; l’Afrique ? sa "deux chevaux" l’abandonne dans les sables du Sahara, mais il ramène des images fabuleuses sur l’exploitation des mines de diamants et la surexploitation des travailleurs africains… L’Amérique du sud ? Il est l’illustrateur des luttes des combattants des maquis des Andes, il donne l’image et le son aux amis de Camillo Torres, il leur donne aussi sa santé… mais pour se prouver qu’il est toujours debout, il retourne les voir après une terrible opération dont nul ne pense qu’il ressortira indemne, juste pour retrouver là-bas, au cœur des forêts, des combattants fidèles à leur cause, et pour se prouver qu’il peut encore leur être utile en montrant qu’ils sont toujours debout… Un aventurier, Bruno ? Non, un chevalier de l’image. Amenant l’expression aux hommes et aux femmes à qui on la refuse, aux ouvriers de Citroën comme aux femmes de Saint-Nazaire, à Mohamet Zinet l’Algérien comme aux emprisonnés du Midi… Bruno Muel, c’est un grand bonhomme qui s’exprime en aidant ceux qui luttent à s’exprimer. Et ceux qui ne luttent pas ? C’est pas son rayon, il les laisse aux gâcheurs de pellicule. René Vautier

Bruno Muel à Sochaux dans les années 70

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À propos

Image et réalisation : Bruno Muel
Enquête et commentaire : Francine Muel
Son : Théo Robichet
Mixage : Antoine Bonfanti
Montage : Ana Ruiz
Musique : Fanfare Aubépine
Chansons : Francis Taillard
1974 - 50 mn