Je déboule à Kaboul
Un film de Olivier Azam
Produit par Les Mutins de Pangée
Durée : 90 mn
Disponible en DVD

Résumé
Afghanistan, Kaboul 2002. Premiers temps de l’opération de "libération" de l’Afghanistan dans un climat totalement euphorique et troublant. Récit du "premier documentaire afghan après les talibans", en plein processus électoral. Petite caméra embarquée, le réalisateur raconte au jour le jour ce qu’il comprend de la situation, l’espoir des Afghans, les contradictions des occidentaux qui sont ici. Interdites par le régime taliban pendant des années, les images refont subitement surface, suscitant de nombreuses interrogations à chaque instant de part et d’autre : Que disent nos images ? A quoi serviront-elles ? Qu’est-ce qu’on appelle la démocratie ? Comment reconnaître une belle fille sous la burqa ? Qu’est-ce qu’on fout là ?
Avec le recul des années et les évènements récents, ce film est particulièrement éclairant sur les enjeux de "l’après 11/9", de la guerre actuelle en Afghanistan, et plus globalement de "l’impérialisme humanitaire".
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Bande annonce
Carnet de voyage
"Avril 2002, je déboule à Kaboul libérée du régime taliban depuis à peine six mois. Dans ce pays interdit d’images depuis des années, et n’ayant connu que la guerre depuis plus de 25 ans, l’ONG française Aïna lancée par Reza Deghati m’a missionné pour « exporter la démocratie audiovisuelle en Afghanistan à l’aide des technologies numériques ». Concrètement, je dois monter le premier film documentaire tourné à Kaboul après les talibans, et ce film devra aussi servir de support pour former des Afghans au montage virtuel. Ce carnet de montage filmé raconte le « off » des premières heures où les images afghanes ont ressuscité au cœur même d’Afghan Film et du Centre des médias et de la culture de Kaboul. Pendant que nous expliquions la démocratie aux Afghans, la France était sous le choc du premier tour des élections présidentielles..." O.A.
Radio Grenouille : Un film drôle, pertinent & dérisoire
Ecouter l’émission de Anouk BatardSélections festivals et diffusions passées
Mois du documentaire à Marseille, 2009
22ème rencontres du cinéma de Gindou, 2006
Festival Les inattendus, Lyon 2006
Escales documentaires de La Rochelle, 2005
Semaines du cinéma méditerranéen de Lunel, 2005
Rencontres APCVL / SCF, Tours, 2005
Festival d’Albières FAMM, 2004
Les Vidéophages : Faites de l’image, Toulouse, 2004
Nawrouz 2006 à Tours / Association darah-afghanistan
Aïna KaboulFiche technique
Titre : Je deboule a kaboul - Carnet de montage
90 mn - couleurs
Format de tournage : DV
Copies disponibles : Dvcam /Béta sp / DVD
Réalisation, cadre, montage : Olivier AZAM
Musiques : Farahd Darya, Ahmed Zahir, les invités du 21 Avril, Vincent Ferrand et le groupe « ça dépend des mouettes »
Présences sonores : DJ Bebz
Production : Les Mutins de Pangée
Tourné en Afghanistan en Avril 2002, finalisé en 2004 à Paris.
Avec :
Ramine : traducteur, assistant monteur
Habib : cameraman, garde du corps
Florent : réalisateur et co-fondateur de l’ONG Aïna Kaboul
Samate : conducteur narratif et conducteur en vrai
Manoocher Deghati : Photographe et membre co-fondateur de Aïna
Youssouf Janessar : cameraman de Ahmad Shah Massoud
Fahim Dashty : rédacteur en chef de Kabul Weekly.
Siddiq Barmak : cinéaste, réalisateur de Osama, récompensé par le Golden Globe du meilleur film étranger, de la Mention spéciale "Caméra d’Or"Ils sont dans le film
Ramine a 18 ans quand les talibans sont vaincus à Kaboul, six mois plus tôt. Autrement dit, il est né pendant la guerre contre l’occupation russe, et a passé son adolescence sous les talibans. « Tout était interdit sous les talibans » explique Ramine, musique, images, jeux, parler aux filles…Il découvre tout en bloc. Ramine avait quelques poils de barbe sous le régime des talibans. A l’époque il aurait aimé les raser, mais il aurait pu être emprisonné jusqu’à ce que sa barbe soit touffue. Maintenant, la loi lui permet de se raser, mais ça lui file des boutons. Ramine a appris le français et l’anglais en cachette des talibans, il voulait être médecin, il apprend le montage. Sa faculté d’apprentissage et aussi impressionnante que sa capacité de déceler une jolie fille sous la burqa. Ramine n’a pas encore bu, pas encore rencontré une fille, pas encore voté, mais il est sûr que tout va redevenir normal maintenant… C’est quoi « normal » à Kaboul ?
Habib n’a pas vraiment d’âge, mais comme tous les cadreurs afghans de son âge, il a appris le maniement de la caméra dans les combats. A la question « Qu’est-ce que t’as envie de filmer maintenant ? », Habib répond : « Films éducatifs ». Il me suit partout. Au début, j’ai un peu peur de lui… Je sais juste qu’il a été moujahed, puis je comprends qu’il est plus mon garde du corps que mon élève. Finalement, on devient potes. Avec Ramine, ils sont mes deux yeux décrypteurs.
Florent a déboulé en Afghanistan le 11 Septembre 2001, sans savoir que Massoud venait d’être assassiné deux jours avant et que l’Histoire du 21ème siècle était en train de faire un virage sur les chapeaux de roues. Quelques mois plus tard, il jouait un rôle, essentiel dans la reconstruction des médias depuis Kaboul, où il coordonnait la partie audiovisuelle de Aïna et une dizaine d’autres projets tout autour. « Afghanistan année 1381 », son premier projet de film afghan, il y tient, sera « le premier film tourné par des caméramen afghans, après les talibans ! » Entre deux séances de montage, et quelques courtes heures de sommeil, il me guide dans le monde des ONG, dans le Kaboul « underground », puis la vallée Panjshir…tout ce qu’il connaît déjà comme sa poche .
Samate, il nous trimbale partout et se marre tout le temps, quoi qu’il arrive. Il incarne à lui seul l’insouciance afghane ! Dans le film qu’on monte, une équipe la suivit en pèlerinage familial à Mazâr-e charif… On décide très vite que ces nombreuses pannes de voitures qui font de son voyage un périple vont nous servir de fil conducteur narratif. Pris dans le montage, on ne voit pas venir qu’il va nous entraîner dans une de ses « célèbres » panne en vrai… en pleine nuit, dans la plaine plutôt inquiétante pour des occidentaux en week-end.
Massoud porte un nom dont les Afghans sont fiers. A 12 ans, Massoud est surdoué pour tout, il maîtrise la comptabilité, l’anglais… comprend vite tout ce qu’il touche. Il est pressé d’avoir l’âge que l’Afghanistan et lui puissent voter. Plus tard, il veut être cosmonaute.
Djamila Mujahed est une femme journaliste… deux statuts difficiles à porter, même dans Kaboul libérée des talibans. Djamila est présentatrice de la télé, et rédactrice en chef du premier magazine féminin, Malalaï.
Youssouf est le caméraman de Ahmad Shah Massoud. A 15 ans, il avait rejoint le lion du Panjshir pour combattre avec une Kalashnikov, Massoud lui a collé une caméra dans les mains. Youssouf n’a cessé de filmer, plus à l’aise dans une tranchée à filer le passage d’une roquette, que dans une cérémonie mondaine.
Siddiq Barmak était cinéaste avant les talibans, il l’est à nouveau après les talibans. Il dirige les studios de cinéma Afghan films, dont une grande partie du stock a été sauvée des mains destructrices des talebs, grâce à de nombreuses ruses et portes dérobées. Formé sur du matériel russe, Siddiq comprend vite l’intérêt de tout réapprendre et de relancer le cinéma… et pourquoi pas la télévision.
Fahim Dashty est le rédacteur en chef de Kabul Weekly, le premier journal réapparu après les talibans. Fahim a échappé à l’attentat qui a tué son ami Massoud. Pas évident de filmer quelqu’un qui a été victime d’une caméra piégée.
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BA Kaboul (Flash Video - 6.7 Mo)
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