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Les Mutins

Vous êtes libraire ?

Amis libraires, pour commander nos Dvds, vous pouvez contacter directement :

Les Belles Lettres
25 rue du Général Leclerc
94270 Le Kremlin-Bicêtre
Tel : 01 45 15 19 70
Fax : 01 45 15 19 80
c.pallubicki@lesbelleslettres.com
www.bldd.fr

Cela ne concerne que les Dvds édités par les Mutins de Pangée dont vous trouverez la liste ICI

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Vous êtes responsable d’un rayon DVD ?

Amis responsables d’un rayon dvd, pour commander nos Dvds vous pouvez contacter directement :

ARCADES
Parc du Château de Lancosme
36500 Vendoeuvres
Contact : Isabelle Vercamer
Port : 06.77.08.25.68
vercamer@arcadesmultimedia.fr
www.arcadesdirect.fr

Cela ne concerne que les Dvds édités par les Mutins de Pangée dont vous trouverez la liste ICI

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Vous êtes programmateur d’une salle de cinéma ?

Les films Chomsky & Cie, Bernard, ni Dieu ni chaussettes et Grandpuits et petites victoires, Howard Zinn, une histoire populaire américaine sont distribués par :

Les Films des Deux Rives
2, rue Lacombe
34000 Montpellier France
Contact : Jacques Choukroun
Tel : 06 22 31 80 67
filmsdesdeuxrives@yahoo.fr
www.filmsdesdeuxrives.com

Pour tous les autres films édités par les Mutins de Pangée, contactez-nous :

Les Mutins de Pangée
116, rue des Moines
75017 paris
Contact : Laure
contact@lesmutins.org
www.lesmutins.org

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Vous voulez organiser une projection publique ?

Certains de nos films sont distribués au cinéma (et respectant, de fait, les règles de diffusion et de répartition des recettes fixées par le CNC), d’autres sont diffusés de façon plus "alternative". D’autres encore, ne sont pas des films que nous produisons, mais dont notre coopérative assure la diffusion.

Quoi qu’il en soit, nous ne souhaitons pas que les films de notre catalogues soient diffusés sans notre accord préalable ou celui des "ayants droits".

Pour la plupart des films, un forfait de location est demandé pour une projection publique (qui peut être un partage des recettes selon la capacité et le type de salle).

Dans aucun cas nous acceptons les projections gratuites, tant que l’argent ne sera pas radicalement aboli de cette planète et que fabriquer des films en nécessitera toujours en grande quantité. Pour que le cinéma indépendant survive, il est important de faire comprendre à tous que participer financièrement à la diffusion est la condition minimum pour que se fassent d’autres films.

Merci de nous contacter pour organiser une projection, recevoir la copie de projection ou qu’on vous mette en contact avec les distributeurs concernés : (contact@lesmutins.org)

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Vous travaillez dans une médiathèque, dans un CE ?

Tous nos Dvds sont disponibles chez 4 vendeurs institutionnels que vous pouvez contacter directement :

N’hésitez pas à nous écrire si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez...

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Vous voulez devenir un "distributeur militant" de nos DVD ?

Si vous êtes une association, un syndicat, un groupe organisé, une bande de potes... Vous pouvez nous commander des Dvds pour les vendre directement pour le compte de votre organisation avec une importante remise, qui vous permet de faire votre marge et nous de les diffuser plus largement.

Cette remise sur le prix de vente conseillé, est fixée en fonction de plusieurs critères :

- S’il s’agit d’une édition ou une co-édition des mutins de Pangée, nous devons en décider avec nos partenaires

- les quantités commandées

- le moment où vous passez commande du stock (avant tirage ou retirage, c’est le mieux !),

Cette proposition est conditionnée à un achat ferme de stock (nous ne faisons pas de dépôts en dehors des libraires, via notre distributeur).

Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à nous contacter, y compris pour anticiper sur nos éditions à venir.

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Où va l’argent ?

LA PRODUCTION

Nous faisons ça de façon professionnelle, en faisant appel à des auteurs et techniciens très qualifiés (et talentueux parfois !). La fabrication d’un film, même de façon très artisanale, même en cumulant les postes et les casquettes, nécessite l’intervention de beaucoup de gens et de beaucoup de temps de travail, étalé généralement entre un et trois ans pour un film documentaire qui sort au cinéma. Tout ça se fait dans le plaisir bien sûr, mais aussi grâce à un engagement important de notre équipe et de nos collaborateurs qui n’hésitent jamais à donner des bons coups de mains sur les projets les plus difficiles à financer. La coopérative paye les boulots techniques et administratifs autant que possible, avec les cotisations sociales qui vont avec bien sûr, ce qui constitue une partie importante du budget d’un film. Nos films sont assez peu financés publiquement, jamais commandés par la télévision et donc produits en dehors des circuits de financements habituels du documentaire. Le soutien direct des Souscripteurs Modestes et Généreux et la vente en « circuit court » est donc essentielle dans la production indépendante de ces films.

LA DISTRIBUTION AU CINEMA

Quand le film est tourné, documenté, monté, étalonné, habillé, musicalisé, mixé, immatriculé… Il reste à le diffuser. La plupart du temps, on confie la diffusion en salles à un partenaire distributeur, souvent en co-distribution (c’est à dire que notre coopérative participe activement et financièrement à la sortie du film, mais en partie seulement et délègue la programmation et le suivi). Là encore, il faut beaucoup d’argent, pour la programmation, le tirage des copies numériques DCP, les affiches, déplacements, etc. Une partie de ces frais sont couverts par les billetteries des salles de cinéma (après répartition entre la salle, le distributeur, le producteur, et les taxes déduites) mais il faut beaucoup d’entrées payantes pour atteindre un équilibre, surtout quand on n’obtient pas d’aide publique à la distribution. Il faut donc beaucoup d’énergie bénévole de toutes parts pour compenser le déséquilibre de moyens de nos films par rapport aux gros films qui inondent les salles et les écrans publicitaires.

L’EDITION EN DVD

Editer un dvd est encore une autre branche et une autre paire de manches. Il faut régler les questions de droits, la navigation (authoring), la conception graphique des menus, la jaquette, le conditionnement, le travail nécessaire pour en faire connaître l’existence, le diffuser, etc. La vente de nos dvds sert aussi à financer une partie de la production d’autres projets car, contrairement à la production classique, nos films n’intéressent pas les chaînes de télévision et nous sommes donc privés de toute une série de financements publics qui en découlent. Le dvd est donc un élément central de notre activité (et non pas un produit dérivé parmi d’autres, comme dans l’industrie).

Sur un dvd vendu en librairie, près de 60% sont utilisés pour rétribuer à la fois le distributeur/diffuseur (celui qui fait l’intermédiaire entre l’éditeur et le libraire) et le libraire. Acheter un dvd en librairie, c’est aussi soutenir le libraire qui, parfois, en a bien besoin !

Notre politique de tarifs est soumise à la concurrence des grand groupes et des majors hollywoodiennes qui sortent des dvds au tarif de 19,90 euros avec pourtant des tirages bien plus importants que les nôtres, un circuit de diffusion et de publicité écrasant et des coûts fabrication bien moins important que pour nous... En tant que minuscule coopérative, nous arrivons tout de même à vendre des dvd moins chers que l’industrie !

Sur un double dvd qui serait vendu à 20€ directement sur notre site (avec les frais de ports), voici quelle est à peu près la répartition :

Les 20€ comprennent la TVA (20%, donc 3,33 euros), les taxes spécifiques au Dvd, les frais d’emballage et de port (entre 3 et 4 euros), les frais bancaires (Paypal, variable selon les opérations mais autour de 0,80 euros) et bien sûr le pressage du dvd et son emballage (entre 2 et 5 euros selon le dvd), flyers, catalogues... Sur la somme qui reste, il faut répartir les droits (co-éditeurs, co-producteurs, auteurs, archives, musiques…). On arrive donc à dégager un peu de marge seulement après une grande quantité vendues ou pré-vendue et parfois une aide du CNC pour certaines éditions (En 2014, pour la première fois, nous avons obtenu une aide au programme du CNC). La marge qu’on arrive à sortir sur certains DVD sert à payer une partie des boulots non payés au moment de la production (en priorité nos collaborateurs externes) puis, en cas de succès, elle est investie dans de nouveaux projets d’édition de Ddv, et en cas de gros succès, le principe de la coopérative est qu’on ne dégage pas de dividendes pour des actionnaires ! Tout l’argent va donc dans la fabrication, l’édition et la diffusion.

Voilà, vous savez tout.

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Pourquoi faut-il attendre un Dvd après une sortie au cinéma ?

Quand un film sort officiellement au cinéma, il entre dans un circuit dit "commercial" très règlementé par le Centre National du Cinéma (CNC).

Un film fait l’objet d’une demande de VISA (qui est toujours accordé maintenant, mais qui peut définir l’âge de recommandation par exemple). Parfois, ce film va percevoir des aides sélectives à la distribution et, s’il a reçu son agrément du CNC (en prouvant notamment que les techniciens ont été payés), il bénéficiera de fonds de soutiens indexés sur les entrées (que le producteur et le distributeur peuvent dépenser sur un prochain film). Parfois, lors de sa sortie en DVD, l’éditeur perçoit aussi une aide du CNC.

Tout ce système de soutien du cinéma, bien que plein de défauts et d’inégalités, est exceptionnel dans le monde. Il a aussi ses contreparties. Notamment, ce qu’on appelle "la chronologie des médias". C’est-à-dire le respect de délais règlementaires entre la sortie officielle en salles, puis la sortie en Dvd, 4 mois plus tard et 36 mois pour la VàD sur Internet (bientôt 22 visiblement, selon cet article)
Ces mesures sont destinées à soutenir les salles de cinéma et les "protéger" de la concurrence du Dvd et de la VàD... Cependant, les choses bougent avec la mise à disposition de films en "pirate". Il est fort probable qu’il y ait de gros bouleversements dans l’économie du secteur dans les prochaines années...

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