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Algérie Tours/Détours (Avec René Vautier)

Disponible en DVD, VOD et téléchargement

Hommage à René Vautier (en vidéo)

- Voir quelques extraits et entretiens avec René, décédé le 4 janvier 2015.

UN ROAD MOVIE DOCUMENTAIRE AVEC RENÉ VAUTIER

Au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, René Vautier, cinéaste militant, considéré comme « le papa » du cinéma algérien, met en place les ciné-pops. Les réalisatrices font revivre, en sa compagnie, le dispositif des projections itinérantes et sillonnent le pays en ciné-bus (Alger, Béjaïa, Tizi Ouzou, Tébessa) pour entendre la voix des spectateurs sur la situation politique, la jeunesse et les conditions de vie des hommes et des femmes aujourd’hui.

Le film de Leïla Morouche et Oriane Brun-Moschetti est autant un film sur la société algérienne d’aujourd’hui que sur l’utilité sociale du cinéma. En libérant la parole et en réveillant les moments du passé, les réalisatrices nous offrent, en compagnie de René Vautier, un visage plein d’émotion de la société algérienne comme on la voit rarement en France.

Les films de/avec René Vautier

Retrouvez des films de René Vautier en DVD et/ou VOD (cliquez sur l’affiche pour plus d’informations)



RENCONTRE AVEC LES REALISATRICES

Retrouver un entretien vidéo avec les réalisatrices réalisé par Alain Chêne pour Regarder les hommes danser.

salut et fraternité

Oriane Brun-Moschetti poursuit son travail autour de l’oeuvre de René Vautier en réalisant en 2015 le film Salut et Fraternité qui retrace le parcours du cinéaste en confrontant son témoignage à ceux d’autres cinéastes (Jean-Luc Godard, Yann Le Masson, Bruno Muel...).

RENÉ VAUTIER ET L’ALGÉRIE

La figure de René Vautier se situe dans la lignée des cinéastes atypiques et intègres qui dérangent les institutions et ne répondent pas aux critères commerciaux. Il a connu la censure sur pratiquement toute son son oeuvre ; une oeuvre qui a reçu autant de coups qu’elle en a donnés.

Jeune résistant, il choisit de faire du cinéma et entre à l’IDHEC en 1946. La Ligue de l’enseignement lui commande un film sur la façon de vivre dans les villages africains. Il réalise alors, à 21 ans seulement, Afrique 50, considéré comme le premier film anticolonialiste. Ce film plaidoyer contre le pouvoir colonial est une accusation hurlée aux spectateurs français qui lui vaut treize inculpations et un an de prison. À l’époque d’une France fière de sa mission civilisatrice en Afrique, rares sont ceux qui manifestent ouvertement un sentiment d’indignation.

Dès 1956, Vautier s’attaque à la guerre d’Algérie autour de laquelle s’organise aussi une censure implacable touchant tous les domaines médiatiques et bien sûr artistiques. Il tourne là-bas les premières et pratiquement seules images des maquis de l’Armée de Libération Nationale. De ces images de guerre sortent les films Algérie en flammes en 1957 puis Peuple en marche en 1962. Ces images lui attirent une fois de plus des démélées avec les pouvoirs en place : il passera 25 mois dans une prison FLN, en Tunisie.

Après l’Indépendance, il reste en Algérie et fonde le Centre Audiovisuel d’Alger sur les hauteurs de la ville (Ben Aknoun), première institution de formation aux métiers de l’audiovisuel du pays. Certains des grands noms du cinéma algérien tels Ahmed Rachedi, Mohamed Lakhdar Hamina ou encore Mohamed Bouamari en sont issus. En 1972, il réalise Avoir 20 ans dans les Aurès dont le scénario s’inspire de témoignages de soldats français de la guerre d’Algérie et sera primé à Cannes.

René Vautier, témoin de son époque, a constamment devancé l’histoire. Ses films font toujours écho à l’actualité. Ils deviennent des archives, au sens noble. Il s’est trouvé au coeur des luttes coloniales et sociales, en faveur de la paix, de la liberté d’expression et surtout de l’indépendance. Pour lui, le cinéma est avant tout un acte civique, un engagement politique, non sans risques. Recueillir ses mémoires, tout en les mettant en perspective, c’est se confronter à l’Histoire.

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René Vautier aux éditions les Mutins de Pangée

Après ce film et le livre-dvd Afrique 50, nous avons édité un coffret exceptionnel autour de la copie restaurée de son film Avoir 20 ans dans les Aurès, accompagné de tous les autres films de « la période algérienne » du cinéaste breton à l’automne 2014. Puis en 2016, le dernier film d’Oriane Brun Moschetti : Salut et Fraternité.

Les réalisatrices sur la route des ciné-pops

Notre film se propose de fouiller la mémoire d’un pays qui fut pendant cent trente ans un département français. Nous avons tenté de montrer les traces de cette Histoire et les cicatrices qui subsistent encore, notamment dans le domaine du cinéma. Nous avons voulu construire une passerelle entre hier et aujourd’hui et, surtout, donner la parole aux Algériens, qu’on n’entend pas ou trop peu.

René Vautier, ami de longue date de l’Algérie, cinéaste témoin du conflit armé dans les maquis de l’Armée de Libération Nationale, est l’initiateur du Centre Audiovisuel d’Alger crée en 1962. Il forme alors la première génération de cinéastes et de techniciens Algériens. À la même époque, il crée le dispositif de projections-débats itinérant des ciné-pops.

L’Algérie a marqué à jamais sa vie d’homme et de cinéaste. Découvrir avec lui l’Algérie d’aujourd’hui, c’est à la fois renouer avec un passé dont il fut un témoin crucial et s’interroger sur l’actualité. Et si notre film permet de cerner l’implication et l’impact de ce cinéaste pendant la guerre et après l’Indépendance, c’est surtout l’occasion de faire revivre le dispositif des ciné-pops dans des villes qui ont compté pour lui : Alger, Béjaïa, Tizi Ouzou, Tébessa et Biskra. Nous avons choisi de projeter des films du répertoire algérien afin de tester la résistance, le sens et l’impact des images face au temps, suivant les régions et les générations et de capter la sensibilité, le vécu et l’intérêt des spectateurs.

L’étonnante spontanéité du public, animé d’un désir de parole libre, nous dépasse quelquefois. Tant mieux : c’est à eux que nous voulons donner la parole. A partir d’une réflexion sur l’histoire et la mémoire, nous voulons parler du présent et de l’avenir avec les Algériens. Pour reprendre les mots de Vautier, notre intention est de faire du Cinémavec : un cinéma avec les personnes et non pas sur elles.

De cette évocation du passé, et en particulier de ce que fut le cinéma à cette époque - une arme importante, un instrument de mémoire et un art à son apogée dans les années 70 - nous constatons amèrement la situation difficile dans laquelle il se débat aujourd’hui.

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Compléments

- Entretien avec René Vautier à Tipaza (Algérie)
- Rencontre avec Philippe Faucon lors du tournage de son film La trahison en Algérie
- Diaporama photo d’Hassan Mezine

Festivals

Festival International du Film d’Amiens - Sélection officielle dans la compétition Le monde comme il va (2007)
Festival Vues d’Afrique de Montréal - Sélection en compétition officielle long-métrage documentaire - Mention Spéciale du Jury pour le Prix Images de Femmes (2008)

L’Algérie, son histoire et le cinéma

Sonia Ben Mansoor, « L’Algérie, son histoire et le cinéma » – Compte-rendu, Cultures et croyances, avril 2015.

Infos libraires

En librairies : 20 mars 2014
Distribution : Les Belles lettres et Arcadès
Code barre : 3770001117140

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Une édition des Mutins Infos projection publique Voir le site dédié au film

À propos

Algérie Tours/Détours
Un film de Leïla Morouche et Oriane Brun-Moschetti
Avec René Vautier
Genre : Documentaire
Production : Playtime
Edition DVD : Les Mutins de Pangée
Durée : 114 mn